
Escalade de haut niveau
La rédaction est heureuse d'avoir
trouvé un « envoyé spécial » de premier choix dans le monde de la grimpe d'exception. Nicolas
Favresse nous fait le plaisir de
nous faire pavenir des compte-rendus de belles réalisations et nous confie
ses sentiments et ses impressions lors de ses premiers pas avec les meilleurs
grimpeurs du monde. Nous l'en remercions chaleureusement et lui souhaitons, bien entendu, de grands
succès.
Voici un petit résumé de mes premières expériences
en compétitions Internationales.
Depuis début octobre 2002, j’ai pris la décision de me
lancer dans les compétitions internationales. J’ai commencé à m’entraîner plus spécifiquement avec mon entraîneur
Christophe Depoter.
Depuis je m’entraîne environ 4 à 5 fois / semaine. Ces
séances d’entraînement sont composées
de musculation générale et spécifique, de course à pied, de méditation,
d’assouplissements et bien sûr du travail de chaque filière en escalade.
L’année passée a été assez difficile pour moi car j’ai
suivi ce niveau d’entraînement parallèlement à ma dernière année d’étude
d’un graduat en Marketing. Cependant petit à petit j’ai pris le rythme
et j’ai senti réellement ma progression.
Ma première compétition était une coupe du monde à Imst
en mai. J’étais super motivé à l’idée de pouvoir me comparer avec les
hautes pointures du circuit international. Malheureusement, j’ai été fort
malade la veille de la compétition ce qui m’a quelque peu affaibli, je
pense. En qualification je suis monté assez haut mais
tout juste pas assez que pour passer en demi-finale… (à 1 place près).
J’ai fait 29ième
sur environ 70 participants.
Ma deuxième compétition était le championnat du Monde
à Chamonix en juillet. Le mur était vraiment exceptionnel ! Il était placé sur une plaine avec une superbe
vue sur le Mont Blanc. Il y avait
beaucoup de spectateurs et une super ambiance ce qui m’a motivé à 200%.
Porté par le public, j’ai enchaîné la voie de qualification. En demi-finale,
j’ai eu moins de chance car, au début de la voie, j’ai manqué de précision
dans un mouvement dynamique, ce qui m’a coûté cher… Dommage. Mais cette
fois-là j’accédais tout de même à ma première demi-finale. J’étais alors
27ième sur environ 100 participants.
Ma troisième compétition était une coupe du monde à Valence
début novembre. Suite à mes deux premières grandes compétitions, j’avais
l’impression d’avoir acquis une certaine expérience. Dans la voie de qualification,
j’ai eu des bonnes sensations ce qui m’a permis de monter assez haut et
de me qualifier pour la demi-finale du lendemain. En demi-finale, les
choses se sont corsées face à une voie très expéditive. Pas moins d’une
quinzaine de grimpeurs (dont moi) sont tombés exactement au même endroit.
Les seuls grimpeurs qui ont réussi à passer le mouvement se sont qualifiés
pour la finale. Au bout du compte, en demi-finale, j’étais ex-æquo à la
10ième place avec les 15 grimpeurs tombés au même endroit.
A cela on a ajouté les résultats des qualifications et c’est ainsi que
je me suis retrouvé à la 17ième place.
Ma dernière compétition de la saison était la coupe du
monde à Edimburgh (Ecosse) début décembre. C’était la première fois que
le mur accueillait une compétition de cette ampleur.
En effet, cela s’est passé dans un tout nouveau complexe sportif
géant encastré dans les parois d’une ancienne carrière ! Digne d’un
James Bond J. En qualification, j’ai fait une grosse erreur
mais heureusement j’ai su me qualifier de justesse. Et en demi-finale,
comme pour la compétition précédente un paquet de grimpeurs (dont moi)
est tombé au même endroit. Après reprise des résultats de qualification
pour départager les ex-æquo à la 9ième place, je me suis retrouvé
19ième.
Je pense que ces quatre premières compétitions ne m’ont
pas encore permis d’exprimer entièrement mon potentiel. Je sens que je
peux encore faire de bien meilleurs résultats. C’est pourquoi J’ai déjà
pris la décision de continuer les compétitions cette année. En tout cas,
ces expériences m’ont déjà permis de mieux cibler mon entraînement avec
Christophe.

