
AUX PORTES DE LA MER ROUGE ... WADI RUM EN JORDANIE SECTION BRABANT DU C.A.B.
- NOVEMBRE 2000

Scrambling.
Ces splendeurs bénéficient aussi à ceux qui délaissent,
parfois temporairement, les joies de l'escalade proprement dite pour ce qui
est pudiquement appellé la randonnée.
La marche dans le désert est restée limitée au strict nécessaire et l'activité
porte plutôt le nom anglais de "scrambling".
Comment la décrire mieux qu'en la comparant à un croisement entre la randonnée
bleausarde sur les chaos et les pignons et les via ferrata dolomitiques, mais
sans cables ni échelons, uniquement les systèmes de vires et les à pic impressionnants.
En prime, au détour des canyons qui s'engouffrent dans la montagne apparaissent
les arbustes secs et abondants qui pousssent dans le sable et par ci par là
un arbre de belle taille, là où l'humidité a pu stagner ou là où une fontaine
apporte sa fraicheur.


Si les soirées sont longues, les nuits sont courtes, non
seulement parce qu'il faut profiter de la clarté du jour, mais que bien avant
cela, le muezzin local appelle à la prière.
Grâce aux moyens de sonorisation modernes, les boules Quiès et autres tampon-mousses
ne parviennent généralement pas à étouffer la voix puissante déversée sur
nous du haut du minaret. Premier appel à 4 h 15, rebelotte à 4 h 45 et lever
à 5 h30, c'est un peu dur pour des vacances paisibles au soleil. L'estomac
lesté de chapattis, fromage blanc aux herbes et olives, suivis de quelques
douceurs et confitures, tout le monde se dirige vers le lieu de ses exploits
du jour ou s'embarque dans les jeeps pour se faire conduire vers les massifs
plus éloigné.
Du plateau sablonneux à 1000 m. d'altitude environ les sommets s'élèvent de
quelques centaines de mètres. L'ambiance est cependant celle de la montagne
et non de l'école d'escalade. Les itinéraires rocheux ne sont pas toujours
évident à trouver ! A part quelques cairns et les traces des prédecesseurs
- cordelettes et sangles de rappels et quelques détritus - il faut décider
par soi-même du chemin à suivre sur la base d'un topo aux renseignements souvent
maigrichons et aux cotations peu homogènes.
De plus, personne n'a fait le ménage ! Si le rocher est généralement super
adhérent, beaucoup de prises sont cassantes et un choix judicieux s'impose
en permanence. Malheur à celui qui confie sa progression à de grandes tractions
sur des écailles au lieu d'appuyer délicatement des mains et des pieds sur
les bombements qui assureront son équilibre. Enfin, les itinéraires de descente,
serpentent souvent sur des vires assez vertigineuses et le choix entre la
désescalade et le rappel est parfois délicat.
Partout règne une beauté sauvage. Les roches et le sable nous jouent une sonate
dans les tons rouges, de l'ocre riche et flamboyant au rose léger et aérien
avec des touches claires, jaune paille ou pierre de France, et un accompagnement
gris vert par petites taches ou grandes plaques.



Pétra.
Après trois jours, il est prévu un répit dans les efforts physiques par la visite de la cité nabatéenne de Pétra. Si les doigts douloureux et les muscles durcis des avant bras ont pu profiter de cette halte culturelle et esthétique, nos mollets et nos cuisses n'ont pas eu cette chance. La visite de ce site immense, truffé de merveilles taillées dans la pierre et qui résiste à la description la plus enthousiaste est, en effet, une épreuve sportive non négligeable et il est bien possible que ce soit là que furent battus nos records journaliers de dénivelé positif tant ces beautés sont réparties sur des collines escarpées. Partagés entre le regret de quitter les couleurs et les formes insuffisamment explorées qui nous ont tant enchantés et la hâte de connaître enfin l'isolement du désert, nous retournons à Wadi Rum embarquer dans les jeeps qui nous conduiront, au clair de lune, vers le lieu de campement où nos prévenants amis bédouins ont déjà amené notre équipement de camping et de grimpe.
Le désert.
Enfin une première nuit de solitude sous les étoiles, sans
perspective de réveil avant l'aube par l'appel à la prière.
Situé entre plusieurs djebels propres à l'escalade, notre campement permet
chaque jour de disperser les cordées et les scramblers entre les objectifs
choisis en empruntant en jeeps les pistes nombreuses et cahotantes.
Fin de partie.
La fatigue se fait de plus en plus sentir,
les ambitions diminuent au fil des jours sauf pour quelques uns qui se sont
réservés pour un baroud final. Monique procède à ses tours de magie habituels,
faisant jaillir d'on ne sait où du jambon, un bloc de fromage, une petite
bouteille de liquide ravigorant. Hélas, le séjour tire à sa fin avec une dernière
promesse : la baignade finale dans la mer rouge pour les amateurs de flots
bleus, de lumière intense et surtout la vue incomparable des coraux et des
"poissons rouges de toutes les couleurs". Retour sans histoire mais pour courronner
celui-ci, enfin un incident, à Zaventem les trois quarts de nos bagages ont
disparus de la circulation. Anxiété, réclamations et soudain, coucou ils ont
été retrouvés quelque part dans un conteneur oublié par les peu diligents
services de déchargement. Cette fois l'aventure s'arrête, c'est la période
des photos, des retrouvailles, des souvenirs, des projets et des amitiés grandissantes
qui commence.
Texte : Marcel Brouwer











Les Partcipants.
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BROUWER Marcel
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COGNEAU Gilles
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COUPATEZ Marianne
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LEBON Dominique
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LEJEUNE Michel
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POLLENUS Karine
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LEJONG Laurent
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LEVEQUE Michel
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ROUSEREZ Annick
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LOMBAL Monique
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MARTIN Lambert
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SURNY Elisabeth
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MEECKERS Marc
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PAGANO Francesca
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NAUDTS Tony
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RAYMAEKERS Yves
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MARIN Marthe
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SPRIET Jean-Philippe
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GEYER Klaus
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Joseph Picalli
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ATAEG Auda
|
ATAEG Ali
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