
Willy,
Tu es parti sur la pointe des pieds, le graton qui semblait si solide a lâché d’un coup sec. Te rappelles-tu de tes premières sorties à Freyr ? Au pied du Merinos, tu nous regardais grimper, timidement. Tu n’osais pas nous demander de te joindre à nous. Et puis un jour nous t’avons encordé et tu es entré dans notre famille d’alpinistes.
C’est dans celle-ci que tu as rencontré Francine, pour la vie
comme on dit et les anciens se rappellent encore lorsqu’un jour, en
1964, tu nous annonçais, toi, célibataire endurci, que le soir
tu ne mangerais pas avec nous au feu de camp sur le plateau de Freyr mais
que tu descendais à Dinant manger une truite, sans plus d’explications
? Tiens ? Bizarre ?
En fait tu avais invité Francine à manger cette truite avec
toi !La suite, on la connaît…
Te rappelles-tu aussi les longues conversations avec Joseph (Marien), ta complicité avec Nono (René Willems) et bien d’autres amis dont la liste serait trop longue pour les citer tous.
Willy, nous garderons de toi le souvenir de ta gentillesse, de ton amour du prochain, de tes bons conseils, de ton calme olympien,… et présentons à Francine, ton épouse, à Pascale, à Laurence, tes filles et à Sarah, ta petite fille, au nom de tes amis, notre éternelle reconnaissance pour ton dévouement et ton amitié.
René-Paul Vanderlinden