Aller au contenu principal

Les deux faces du Viel Homme de Hoy

Soumis par Membre Cabbrabant le 10 April 2015

La première ascension fut réalisée en 1966 par Chris Bonington, Tom Patey et Rusty Baillie.
Le 8 et 9 juillet 1967, un programme sur la BBC, The Great Climb, montre l’ascension du piton par 3 équipes de grimpeurs. Chris Bonington et Tom Patey font une répétition de leur ascension. Deux nouvelles voies sont escaladées, une par Joe Brown et Ian McNaught-Davis , une autre par Pete Crew et Dougal Haston. Le programme est suivi par 15 millions de personnes.
Au début d’avril 2015, parcourant le Nord de l’Ecosse, Michaël Ghyoot en compagnie de Frédéric Meyer, Stéphane Winandy et Neil Shephard (de Sheffield) nous fait découvrir ce lieu mythique des grimpeurs anglo-saxons ! »
Le « Old Man of Hoy » est une féroce partie de Jenga disputée entre les vagues et le vent. À grand coups d’érosion, les éléments s’acharnent sur cette tour de grès et de basalte pour en retirer de plus ou moins gros morceaux. Entamée depuis des temps immémoriaux, la partie se poursuit aujourd’hui. Jusqu’à présent, cette improbable aiguille tient le coup. Mais tout le monde sait comment se finit une partie de Jenga… À force de retirer un à un les éléments porteurs, les tours finissent pas s’écrouler dans un fracas de morceaux de bois – ou, dans ce cas-ci, dans un tumulte invraisemblable de très gros morceaux de roche.
Peut-être que ce jour-là, Poséidon et Éole – ou, plus exactement, Njörd, la divinité du vent et de la mer chez les Vikings – connaîtront un grand moment de satisfaction lié à la fin d’une belle partie. Qui peut savoir ce qui passe dans la tête des dieux lorsqu’ils s’adonnent aux plaisirs des jeux de société ? Ce qui est sûr, c’est que pour la communauté des grimpeurs, ce moment fatal signera à coup sûr la perte d’un excellent terrain de jeu.

Relié à la falaise par une très fine bande rocheuse, le Old Man of Hoy n’est pas tout à fait un sea stack. Pour cela, il faudrait qu’il soit entièrement entouré d’eau. Mais comme c’est le plus haut de son genre (130m), on lui pardonne ce détail (qui fait tout de même une fameuse différence : ceux qui ont dû nager jusqu’au pied d’un stack vous le confirmeront) et beaucoup n’hésitent pas à le considérer comme le plus classique de tous les sea stacks britanniques.
Qu’il soit situé bien en vue depuis la ligne de ferry qui relie le Nord de l’Écosse aux Îles Orcades (Orkney Islands) joue certainement en sa faveur. Pour peu qu’il n’y ait pas de brouillard lors de la traversée, tous les passagers du bateau peuvent l’admirer sous ses plus belles faces. Et ceux qui ont effectué le trajet dans une purée de pois bien locale n’auront pas pu le rater sur l’une ou l’autre carte postale vendue à bord.
Aussi longtemps qu’il tiendra debout, il restera le symbole de l’archipel des Orcades. Et s’il venait à s’écrouler, sa mémoire perdurera sur nombre de photos, posters et autres bibelots adressés aux rares touristes de l’archipel. Mais c’est sans doute dans l’esprit des grimpeurs qui sont arrivés à son sommet que l’Old Man laissera son empreinte la plus profonde : grimper ce vénérable est à la fois un privilège et une belle aventure.
Déjà, il s’agit d’arriver jusqu’à lui. Les îles Orcades ne sont pas réputées pour être la plus accessible des destinations de vacances. La devise de la compagnie de ferries qui permet d’y accéder est à la fois contradictoire et explicite sur ce point : « far isn’t far »… Peut-être est-ce une réponse de la part de leur département marketing aux cartographes de l’antiquité et du moyen âge qui associaient ces îles lointaines à la mythique Thulé, réputée pour être un continent nordique inaccessible ? Quoiqu’il en soit, il s’agit de ne pas être pressé : d’abord arriver tout au nord de l’Écosse, prendre ensuite un premier ferry jusqu’au port de Stromness, une petite bourgade de l’île principale, se déplacer vers un second terminal de ferry pour traverser la passe de Scapa jusqu’à Hoy. De là, il reste à traverser l’île avant d’arriver dans l’un des paysages les plus magnifiques qu’elle ait à vous offrir : la baie de Rackwick.
Une dizaine de maisons éparpillées sur l’un des versants de la vallée. Une plage de galets et de sable sur laquelle viennent s’échouer des vagues à faire pâlir d’envie n’importe quel surfeur – et parfois quelques phoques. Une population composée essentiellement de paisibles moutons. Et surtout, un refuge gratuit dans une ancienne maison le long de la plage. Bat-flancs, mobilier sommaire, petite cheminée et large banc devant la façade pour contempler les longs couchers de soleil. Que demander de plus ?
L’île de Hoy est gérée par un trust, une assemblée d’habitants mandatée pour prendre toutes les décisions concernant la gestion de l’île : construction d’infrastructures, rénovation des bâtiments existants, hébergement des campeurs… Il faut dire qu’avec une population de moins de 400 habitants pour près de 150 km², les processus de gouvernance démocratiques doivent être plus faciles à mettre en place que dans nos métropoles hyper denses. Quoiqu’il en soit, ce trust a eu l’amabilité et la bonne idée de mettre ce refuge à la disposition des rares voyageurs. Son plus grand avantage ? Pour les grimpeurs, c’est certainement d’être situé à une heure de marche du fameux Old Man.
Mais c’est une heure intensive. C’est qu’il faut commencer à monter le long de la côte jusqu’à la hauteur du Old Man, avant de redescendre le long de la falaise côtière jusqu’au niveau de la mer. De là, les restes de l’éboulement qui a isolé le stack il y a près de 400 ans permettent d’arriver à sa base sans se mouiller les pieds. Quoiqu’à marée haute et avec un peu de vent, les embruns arrivent aisément à ce niveau. Mais enfin, rester sec est de toute façon un luxe réservé aux jours ensoleillés. Le reste du temps, la pluie, l’écume des vagues et le brouillard se mélangent pour faire grimper les taux d’humidité vers des valeurs vertigineuses. Ces jours-là, on jurerait que les poissons sont aussi à leur aise dans l’air que dans l’eau. Ces jours-là, grimper l’Old Man devient une aventure un peu plus… salée !

South Face, E2 5b. Un départ commun avec la voie normale : un pilastre en théorie fort aisé qui mène à un très confortable relais. Seulement, une fois mouillées, les prises deviennent glissantes, sablonneuses et quelque peu cassantes. Ce qui devait être un gentil échauffement devient une présentation plutôt violente avec le caractère bien trempé (sans mauvais jeu de mots) del’Old Man. Paradoxalement, la longueur suivante, censée être techniquement plus difficile, passe en fait plus facilement. Elle traverse une face compacte et légèrement déversante, ce qui la protège un peu de la pluie. De jolis mouvements de face permettent de rejoindre une belle fissure, qui a la taille parfaite pour un coincement de main, puis une vire horizontale qui mène à un relais à peu près abrité.
Suivent quelques longueurs dans une cheminée qui marque la limite entre le mur compact du centre de la face et la partie plus délitée à son extrémité Ouest. S’enchaînent alors des passages acrobatiques à travers une série de petits toits généralement bien protégés de la pluie mais dont les sorties se font systématiquement sur des prises glissantes. Cela oblige le grimpeur prudent à adopter des positions qui permettent de prendre appui sur le rocher sans dépendre d’une friction devenue inexistante. Dommage qu’il n’y ait que quelques mouettes et deux ou trois phoques pour assister à ces contorsions étranges et parfois franchement grotesques.
De vieux pitons rouillés plantés ici et là indiquent qu’on suit la bonne voie. Mais c’est bien là tout ce qu’ils ont de rassurant. Pour le reste, leur état de corrosion extrême inspire plutôt de la répulsion – de la même manière que la chair en putréfaction d’un mort-vivant suscite généralement effroi et dégoût. Ils doivent être à peu près aussi fiables qu’un relais installé sur des allumettes. Ou qu’une traversée de highline en solo sur un rouleau de chewing-gum étendu.
La fin de cette espèce de cheminée à largeur variable marque la fin des difficultés techniques …et le début des difficultés tout court. Suit une section légèrement positive d’une quinzaine de mètres et entièrement recouverte d’herbe. Celle-ci regorge d’eau, ce qui la transforme en une sorte de cascade boueuse particulièrement glissante. Il n’y a bien sûr pas moyen de placer le moindre point de protection dans cette prairie quasi verticale. Peut-être qu’une broche à glace pourrait faire l’affaire mais je n’en ai aucune dans mon attirail. Pas le choix : il faut progresser à tout prix. Ramper en plantant ses doigts profondément dans la terre détrempée. Tirer sur des touffes d’herbes en espérant qu’elles aient pu enfoncer leurs maigres racines assez profondément pour ne pas s’arracher trop rapidement. Se coller à la paroi pour tenter de répartir la charge le plus uniformément possible.
Des torrents de boue froide me dégoulinent dans les manches. Les dernières parties sèches de mon pantalon sont désormais trempées. Et ces maudites cordes qui commencent à peser une tonne. Elles sont comme une matérialisation de ces vecteurs représentant la force de la gravité dans les schémas des cours de physiques : de longues flèches désespérément dirigées vers le bas.
La situation devient franchement misérable. Ce n’est plus de l’escalade, c’est du ramping. Et puis là, soudain, surgissant d’une touffe herbe, un monstre à plume se précipite sur ma tête. Je sens ses griffes et son bec cogner férocement contre mon casque. Un oiseau. Ce n’est pas encore la saison de la couvaison mais il semblerait que je l’ai dérangé. Il cherche à défendre son territoire. Il a raison : ce genre d’endroit ne convient pas vraiment aux humains. Le combat s’annonce trop inégal. Non seulement il connaît le terrain mais il peut aussi bouger dans toutes les dimensions. Alors que moi, si je commence à m’agiter, je risque de glisser, glisser, glisser… C’était quand encore, le dernier point de protection ? Ah oui, ce gros nut sous le dernier toit. Lui tiendra, c’est certain. Mais le rocher tout autour ? Mieux vaut ne pas le mettre à l’épreuve. Tout compte fait, j’aurais peut-être mieux fait de le garder avec moi, ce gros nut, et de l’utiliser pour tenter d’assommer cette furie emplumée.
Je n’ai pas eu le temps d’identifier de quelle sorte de volatile il s’agit. Certains sont réputés pour vomir sur les intrus. À ce stade, je n’ai pas envie de vérifier ce qui s’est passé sur mon casque. La situation est déjà assez peu reluisante pour y ajouter de la chiure de mouette ou de la vomissure de cormoran. Je verrai plus tard ce qu’il en est exactement et d’ici là, peut-être que la pluie aura eu le temps de diluer tout ça. De toute façon, je ne me fais plus d’illusions : les coulées de boue qui me rentrent dans les manches doivent en fait contenir autant de guano que de terre. Et ce goût étrange dans ma bouche, est-il provoqué par l’amertume de la situation ou par d’autres choses moins reluisantes ?
Je n’aurais jamais cru qu’un bout de rocher branlant, instable et fragile puisse me paraître si salutaire. Le temps de confectionner un relais à peu près décent et je peux enfin souffler. Je suis trempé, gelé, épuisé physiquement et mentalement. Tout ça à cause d’un passage qui doit coter …3+ ! Et encore, ce serait une cotation à la New-Rock : légèrement à la hausse.
On est en plein dans du fun de type 2, celui qui devient marrant après coup.
La bonne nouvelle, c’est que le sommet n’est plus qu’à deux longueurs. Bon, elles sont trempées et le rocher devient franchement pourri mais c’est toujours mieux que les pentes d’herbes. Et pour le coup, c’est vraiment facile. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il faudra encore tenir le coup pour la descente. Et le retour au refuge. Pas le temps de profiter de grand-chose au sommet. Trop de vent. Trop de pluie. Trop froid partout. N’empêche : woaw ! C’est tout de même drôlement impressionnant.
…Et drôlement délité. C’est ça le point de rappel ? Ces vieux bouts de corde ceinturant un rocher qui a l’air à peu près aussi stable qu’un ivrogne sur un monocycle ? Il va bien falloir que ça tienne pourtant.
— « On fait confiance à ceux qui sont passés avant nous ? »
— « On a vraiment le choix ? »
Même en étant prêt à sacrifier du matériel pour renforcer le rappel, il n’y pas vraiment mieux.
— « Allez, si ça a tenu, ça tiendra [sic]. À toi l’honneur. »
La descente suit grosso modo le tracé de la voie normale. Des petites stations de rappel se situent à intervalles réguliers sur de grosses vires moussues. Ces stations n’ont rien à envier à ces célèbres chapelles saturées d’ex-voto suspendus à toutes les surfaces disponibles : des reliques offertes par les croyants à l’une ou l’autre figure sainte en guise de remerciement pour l’accomplissement d’un vœu. On y trouve généralement des objets de la vie quotidienne, des pancartes, des petites créations artisanales… Certains lieux de pèlerinage sont réputés pour leurs collections impressionnantes de ce type d’amulettes.
C’est un peu pareil sur ces vires de l’Old Man. Sauf que là, en guise de don, les grimpeurs ont plutôt sacrifié sur l’autel du dieu Rappel des bouts de leur attirail : cordelettes, mousquetons, maillons rapides, pitons, sangles et autres coinceurs de plus ou moins grande valeur. Et, contrairement aux ex-voto, leur fonction n’est pas tant de remercier pour un vœu accompli que de prier pour qu’un vœu s’accomplisse : celui que tout cela tienne encore un peu !
Le tout forme des assemblages aussi complexes qu’inquiétants. Leur état de vétusté n’inspire pas tellement la confiance. Peut-être qu’un spécialiste de la corrosion des métaux pourrait s’émerveiller de la richesse chromatique de ces pièces rouillées. De l’orange franc du piton rouillé au bleuâtre cuivré d’un mousqueton scellé à jamais en passant par des noirs très mats et des cordelettes aux couleurs autrefois vives et désormais joliment délavées, c’est effectivement une palette inspirante. Peut-être qu’un poète quelque peu mystique y verrait une belle allégorie du passage du temps et de notre inexorable retour à la poussière originelle dont nous sommes issus. Mais je peux vous assurer que ce n’est pas ce genre d’idée qui passe dans la tête du grimpeur transi cherchant à rejoindre rapidement la terre ferme – mais pas non plus trop rapidement, si vous voyez ce que je veux dire…
Je ne suis pas anthropologue mais je suis sûr qu’il y aurait beaucoup à dire à propos de ce genre de collections de bouts de matos. Nous avons beau nous définir comme des êtres rationnels, réfléchir à la répartition des charges, imaginer le diagramme des forces, inclure des marges d’erreur, intégrer les frottements et appliquer toute la théorie étudiée dans les catalogues Petzl, il y aura toujours un petit arrière-plan de superstition dans l’acte de ceinturer, une fois encore, avec son propre bout de corde, ces tas de maillons et de cordelettes. C’est la répétition d’un geste effectué maintes et maintes fois par d’autres. Un acte que l’on fait pour se rassurer et dont l’efficacité ne dépend pas uniquement d’un principe physique : il y a surtout beaucoup de confiance là-dedans. Comme disent les anglophones, chaque engagement dans le rappel représente presque littéralement un petit « leap of faith », une sorte de profession de foi adressée pêle-mêle aux fabricants de matériel, aux grimpeurs qui nous ont précédés en ces lieux improbables et y ont laissé une partie de leur matériel, à ses propres compétences et peut-être aussi à d’autres entités plus mystérieuses encore…
Finalement, de leap of faith en leap of faith, on arrive à la dernière station de rappel – la plus impressionnante de toutes. Une descente de 60 mètres à l’aplomb d’une face légèrement déversante attend le grimpeur. Gare aux cordes trop courtes ! Il s’agit de ne pas se retrouver pendouillant à 15 mètres du sol, autant de la paroi et 50 du point de départ, balancé par les rafales de vent comme un vieux saucisson fumé dans une boucherie. La dernière chose que l’on voudrait, c’est de devoir remonter au prussik jusqu’au point de départ. Mais avec les cordes appropriées, cela passe finalement très bien.

Deux jours plus tard, il fait beau. Radieux même. Plus le moindre nuage à l’horizon. Cette fois, c’est décidé, nos deux cordées arriveront en haut ! Même la marche d’approche devient agréable. Le sinistre sentier de descente le long de la falaise devient presque une balade de santé. La mer prend des reflets turquoise qui pourraient faire penser à la Méditerranée. Il ne faudrait pas tellement d’imagination pour penser qu’on vient de passer du Nord de l’Écosse à une gentille paroi de Deep Water Solo à Majorque.
Cette fois, c’est par la voie normale (E1 5b) que l’on gravira l’éperon. Départ sur le même pilastre – sauf qu’aujourd’hui, il est sec. Puis, après quelques mouvements de désescalade, on s’engage résolument sur la face Est. Une traversée bien gazeuse permet de rejoindre la fissure qui présente le plus grand intérêt de la voie : une cheminée légèrement déversante qui traverse quelques toits bien physiques. La voie se fait même acrobatique pour peu que l’on se soit engagé dans le mauvais sens dans la cheminée. Il faut alors effectuer un retournement face au vide dans un passage particulièrement exposé. Une bonne façon de profiter de la vue sur les vagues qui déferlent juste en dessous.
Le reste de la voie ne présente plus de grosse difficulté. Quelques parties moussues doivent sans doute être assez glissantes sous la pluie, mais par temps sec, elles se font à peine sentir. Je ne peux pas m’empêcher de penser à cette section herbeuse qui m’avait tant épuisé il y a à peine deux jours. Elle doit se situer à moins de 30 mètres de moi, juste de l’autre côté du stack. Avec ce changement de conditions météo, autant dire que c’est comme si elle était sur un autre monde. Je serais curieux de voir ce qu’elle donne une fois sèche – mais pas au point d’y retourner !

Grand soleil, légère bise, peu d’oiseaux, voilà de bien meilleures conditions pour profiter du sommet. Et sous le soleil, même la descente se fait plus facile. Le fait d’y être déjà passé doit aider. Cela permet en tous cas d’être stratégique et de court-circuiter les stations les plus inquiétantes. Petite pensée émues aux offrandes laissées là il a y quelques jours et qui, lorsque tout se passe aussi bien, semblent soudain bien dérisoires. Mais peut-être est-ce justement la preuve qu’elles ont porté leurs fruits, qui sait ?
Cette fois, c’est clairement du fun de type 1 : celui dont on profite dans l’instant.
Pour un peu, on le trouverait même sympathique, ce Vieil Homme. Mais il serait imprudent d’oublier les faces plus ombrageuses de son caractère. Quoique je ne m’en fasse pas pour lui : il possède bien assez de ressources pour remettre à leur place les présomptueux qui l’aborderaient sans faire preuve du respect qui lui est dû.

« Le Old Man of Hoy est un célèbre piton rocheux de 137m de haut qui se dresse sur la côte ouest de l’île Hoy dans les Orcades, en Ecosse.