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D'un Makalu à l'autre... (suite)

Soumis par Fohal Jean-Luc le jeu, 10/09/2015 - 00:00

... concernant la catastrophe qui a touché le Népal le 25 avril. Depuis, beaucoup d’évènements se sont passés dans la mise en place de notre future expédition humanitaire et cela, grâce à votre aide et à votre générosité face à ce drame. Quatre mois que Jean Luc ainsi que mon équipe, se dévouent corps et âme pour ce beau projet. Aujourd’hui et malgré l’influence d’une crise mondiale, je me réjouis de voir que dans de telles circonstances, l’entraide dans certains pays ne fait pas faux bon.
Après constations des dons que nous avons récoltés, le bilan est clair et, je peux vous le dire haut et fort !
Cette expédition n’aurait pas pu voir le jour si la Belgique ne s’était pas autant mobilisée pour notre cause et vous pouvez en être fiers aujourd’hui. La mémoire de Nil sera honorée comme il se doit. 10 000 euros ont été recueillis en quatre mois par le peuple Belge sous la responsabilité de mon ami Jean Luc Fohal et cela grâce à sa détermination et sa volonté de nous aider.

Pour rappel, le lendemain du séisme, lui seul et son équipe ont pu voir à quel point ce peuple merveilleux avait besoin de notre aide. Face à cette tragédie, bon nombre d’alpinistes et de trekkeurs n’ont pas été plus loin dans leurs démarches pour aider ce pays en détresse. Jean Luc, alpiniste et sportif aguerri, est un être exceptionnel comme on n’en fait plus et nous lui devons tout. Il vient de réussir son rêve, l’ascension humanitaire du Makalu. Malgré mon expérience, je n’aurais jamais pu imaginer un tel exploit, celui de réunir une si grosse somme en si peu de temps. En 2009, un an après notre exploit sur le sommet du Makalu, il nous a fallu plus d’1 an pour récupérer à peine 15 000 euros pour partir réaliser une partie de l’école de Nil. Jean Luc a battu tous les records grâce à votre générosité et votre implication.
Vous avez décidé de me faire confiance à 200% et là aussi cela me touche énormément au plus profond de mon cœur.
Je vous avoue que la tâche est rude en démarches et négociations avec nos fournisseurs de matériaux au Népal.
Face à cet appel de détresse qui nous anime, il nous faut résoudre de nombreux problèmes qui viennent chaque jour se greffer en plus de nos problèmes familiaux. Le manque de communication et la différence de langage n’arrangent en rien nos démarches. Mais c’est aussi cela l’aventure. Ce sont dans de tels moments d’organisation et de préparation, que nous nous apercevons à quel point il est important d’être soutenu par votre entourage et les gens qui vous aiment.
Depuis quatre mois, nous ne vivons qu’au rythme du Népal, pour le Népal et cela malgré notre vie de famille.
Effectivement, je tenais quand même à souligner que pour la totalité des membres de l’équipe, cela demande pour chacun, un gros investissement de temps et d’argent puisque nous allons devoir nous absenter 1 mois durant et que cette absence nous coûtera la « modique » somme de 2000 € . Bien entendu, cette somme, chacun d’entre nous devra s’en acquitter personnellement, car je vous rappelle que l’intégralité de vos dons ira pour la construction d’écoles et non pas pour financer nos diverses dépenses personnelles.

D’autre part et depuis peu, notre équipe a été informé il y a de cela 1 mois par le proviseur de l’école de Seduwa, que les Coréens construisaient une grande école pour remplacer celle que nous avions réalisé en 2009, et qu’il n’était plus nécessaire de reconstruire l’école de Nil car elle ne sera plus utilisée pour l’enseignement. Effectivement, il faut savoir que les chinois et les Coréens profitent de cette situation de crise au Népal suite à ce terrible tremblement de terre, pour envahir et coloniser le Népal et le Tibet, bien souvent par intérêts financiers et non pour l’amour propre du pays en lui-même.
N’ayant plus besoin de nos services, nous avons donc décidé à contre cœur et avec tristesse de ne pas aller à Seduwa. Par conséquent, nous utiliserons vos dons pour aider deux autres petits villages isolés en détresse, à proximité de Seduwa. Peut-être qu’un jour, et en accord avec les autorités de Seduwa, nous repartirons dans ce village pour transformer l’école de Nil Prasad Gurung, soit en dispensaire, soit en foyer d’accueil pour les enfants venant de loin.
En attendant, nous avons appris dans le même temps, que le village de Gola et de Karmarang comptaient sur notre aide pour reconstruire leur école endommagée par le séisme. Ces deux écoles comportent 250 élèves.
Pour ce faire, nous avons l’intention de partir le 26 octobre de Genève pour 4 semaines, dont 1 semaine sera utilisée pour le voyage aller/retour. C’est donc, après une petite halte à Katmandu que nous rejoindrons par avion le village de Tumlingtar à 285m d’altitude. De là, nous prendrons un 4x4 qui nous emmènera en 5 heures, au grand village de Kandbhari. Nous y achèterons du ciment, des outils, des tuyaux et aussi recruterons des porteurs, des menuisiers et des charpentiers. Ensuite nous rejoindrons le village de Num à 1700m d’altitude, puis il nous faudra environ 1 à 2 jours à pied pour rejoindre le village isolé de Gola où nous devons réaliser une première école pour accueillir les enfants de 14, 15, 16 et 17 ans. Ensuite, une fois cette école réalisée, nous rejoindrons le village de Karmarang pour reconstruire une partie de leur école qui a été détruite.

Nos objectifs pour ces deux villages seront de construire ou reconstruire leur école dans sa totalité. De refaire tout le mobilier scolaire (tables, bureaux, armoires, chaises, portes, etc..). De plus, 200kg de vêtements, chaussures et petits objets en tous genres pour les enfants et les jeunes filles seront acheminés. Lors de cette expédition un étudiant ingénieur en eau et environnement constituera un dossier d’étude sur la future maison népalaise au cœur de l’Himalaya, qui sera réalisé en 2016 non loin de Seduwa. Pour cette étude, il devra tenir compte des divers aléas climatiques comme les séismes, le froid, la mousson et de la raréfaction du bois.
Dès aujourd’hui, il nous faut prendre en considération tous ces critères pour la réalisation des nouvelles maisons au Népal et ainsi éviter au maximum ces catastrophes qu’ils rencontrent actuellement. Contrairement au pays industrialisés du monde ou la notion d’argent n’est pas un facteur problématique pour réaliser des bâtiments anti sismiques, le Népal, fait partie des 20 pays les plus pauvres au monde. Les villages Népalais isolés et loin des grandes villes comme le sont les villages dans la vallée du Makalu, devront trouver des techniques de constructions peu onéreuses en utilisant les matériaux que la nature leur fournit, ainsi qu’avec des matériaux recyclés. A dire vrai, la maison à plusieurs étages n’est plus approprié pour concevoir une vie sereine face à ces catastrophes. De ce fait, tous ces pays défavorisés ont besoin de notre aide financière, de nos compétences et notre expérience, pour collaborer avec eux dans le but de réaliser ces maisons du futur.
Tous ces projets ne pourront bien sur voir le jour que grâce à votre aide et nous comptons une fois de plus sur vous pour continuer à nous soutenir cette année et les années à venir. La tâche qui nous attend va être rude, dans des conditions extrêmes et précaires, avec des moyens frôlant l’âge de la préhistoire, mais nous resterons forts face à toutes ces difficultés.
J’espère de tout mon cœur que nous serons à la hauteur de nos engagements vis-à-vis de vous partenaires et amis. La volonté, la détermination et le courage sont les mots d’ordre de l’équipe. Pour cela, je tenais une fois de plus à vous remercier, à remercier l’équipe MAKALU 2015 et plus particulièrement mon ami Jean Luc FOHAL.
Continuons nos efforts en ce sens, le peuple Népalais a besoin de votre soutien !
Marco et son équipe
Marc DREYER
Président de l’Association ‘’MAKALU 2008’’

Chers amis donateurs,
Quatre mois se sont écoulés depuis que mon ami Jean Luc Fohal de l’équipe MAKALU2015 m’a fait parvenir les premières images...