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De Fontainbleau cuvée 2015 à la brouette Olarguaise

Soumis par Surny Elisabeth le sam, 15/08/2015 - 00:00

Arrivés à Paris, la pluie s’arrête et c’est avec un rayon de soleil qui, perçant les nuages, accueille au camping de Buthier à Malesherbe, la quarantaine de courageux qui ont décidé de tenter leur chance ! 3 jours de beau temps avec une température douce pour grimper et randonner… que peut-on demander de plus ! Les parcours orange et jaune de Buthier, de l’éléphant et de la Canche aux Merciers sont de la partie. En fin d’après-midi, sous la grande bâche bleue, tout le monde se retrouve autour de l’apéro, une bonne occasion de partager les émotions et les découvertes de la journée.
Les amateurs de voley-ball utilisent la banderole du Cabbrabant comme filet alors que Tom initie les plus téméraires au plaisir de la slake line.
En fin de soirée, dans le calme du camping, alors que le soleil se couche, chacun regagne sa tente en réfléchissant au programme du lendemain bercé par le son de l’accordéon d’Arnaud et des guitares de Bénédicte et Lambert.
Le lundi matin après le démontage du camp et avant de partir pour les dernières escapades, a lieu l’indispensable photo de groupe où il manque toujours quelqu’un ! ! Celle-ci a été troublée par un étrange personnage le professeur GLLOQ qui imposa au groupe l’exercice périlleux de la brouette Olarguaise.

Après avoir troublé le rassemblement du Caroux, le professeur GLLOQ a récidivé au rassemblement de Fontainebleau !
Sommé par le CA, il s’explique dans l’article qui suit.
Le comité de rédaction s’interroge : existe-t-il des liens entre le troublant professeur GLLOQ et le grimpeur masqué dont on peut retrouver quelques traces dans des publications précédentes
NDLR
(voir Par Mont et Par Vaux : septembre 2008, décembre 2008 et mars 2009)
L’éventail des activités proposées par le club alpin s’est encore élargi cette année. Le facteur déclenchant fut le concours annuel de brouettes organisé à Olargues (France) (1). La délégation belge du CAB Brabant rassemblée au Caroux y a participé en mai 2015. Les résultats décevant de nos équipes représentatives n’ont en rien entamé leur moral. Décidés à ne pas en rester là, des séances d’entraînement ont été organisées lors du rassemblement d’août 2015 à Fontainebleau.
Afin de nous aider à améliorer nos performances, nos amis de la Guilde Olarguaise de la Brouette Rieuse nous ont aussi fait parvenir de précieux conseils que nous reproduisons ci-dessous.
Concours de Brouettes
Organisé par la guilde olarguaise de la brouette rieuse.
Année après année, les organisateurs du concours de brouette font le constat que bon nombre de participants font des erreurs techniques récurrentes qu’il est aisé de corriger en suivant ces quelques conseils avisés fournis par des spécialistes du crû...je dis bien, du crû.
Guider une brouette ne s’improvise pas.
Le départ doit être amorcé avec la plus grande délicatesse. L’homme, (ou la femme mais c’est plus rare) qui dirige la manœuvre, doit être bien campé sur ses appuis. Plus les jambes sont écartées plus la position de départ est stable.
Vient le moment crucial de l’impulsion initiale.
Elle doit se faire bien dans l’axe pour éviter le problème du ballottement latéral, les masses se déplaçant alors alternativement de la gauche vers la droite avec une amplitude croissante qu’il devient difficile de contrecarrer et qui peut mener au déversement total de la brouette dont on dit alors qu’elle est sur le flanc.
La charge et la vitesse sont deux critères qui permettent rapidement de se rendre compte si l’on a affaire à des pratiquants expérimentés. Le débutant, trop attentif à ne pas dévier sa course négligera souvent de tenir compte du rythme et de l’accélération qui se doit d’être progressive et qu’il est de bon ton de maintenir jusqu’à l’arrivée à destination.
Le terrain a aussi toute son importance. Pour favoriser une bonne progression, la surface doit être souple, mais pas trop. On pense souvent qu’il est plus simple d’engager le mouvement dans le sens de la descente. C’est une erreur. Il est conseillé au contraire, de faire ses premiers pas sur un terrain plat ou en très légère montée.
Le maniement de la brouette nécessite un effort continu qui est d’autant plus intense que la charge est importante.
Tout ceci fait dire aux spécialistes que rien ne remplace un entraînement régulier. Les ténors de la brouette olarguaise s’y exercent matin et soir.
Nous ne serions pas complet si nous ne disions pas un mot des variantes pratiquées dans les deux hémisphères,...je dis bien dans les deux hémisphères.
Les plus connues étant la brouette tyrolienne qui se ponctue d’un yodle lorsque l’arrivée est proche ; la brouette tibétaine qui exploite des techniques de lévitation et la brouette égyptienne, plus hasardeuse qui se pratique de profil.
J’espère que tout ceci stimulera de nouveaux membres qui viendront gonfler notre cercle.
Des stages de premier et second de brouette sont déjà planifiés durant cet hiver à l’issue desquels nous procéderons aux présélections pour la participation à l’édition 2016 du concours de brouette olarguaise. N’hésitez pas à manifester dès aujourd’hui votre intérêt pour la chose en rentrant en contact avec le professeur GLLOQ.
Le professeur GLLOQ
(prof.glloq@gmail.com).
(1) authentique

En exclusivité nous publions ici une photo inédite du professeur GLOOQ coiffé de son étonnant casque biodégradable lors de sa stupéfiante apparition au 125 anniversaire du CAB au Botanique le 15 novembre 2008.

Ce vendredi 14 août, le départ pour le traditionnel rendez-vous à Fontainebleau, commence sous de mauvais augures soit une grisaille pluvieuse typiquement belge ! ! !