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"L'Almalaya"

Soumis par Lechat Jean-Marie le 4 March 2007

..... dans lequel certains grimpeurs imaginaient en 1986 rapprocher de Bruxelles un sport que nous ne pouvions assouvir qu'à Dave ou Freyr.
Mais je voudrais aussi que l'histoire retienne ce fameux "mur extérieur de l'Adeps à Woluwé", où Isabelle dit qu'elle a usé ses doigts, car je pense que, malgré toutes ses imperfections, il est la première structure artificielle d'escalade d'une certaine hauteur en Belgique1.
Voici un bref historique de ce que nous avons appelé alors :"l'Almalaya".

Mais je voudrais aussi que l'histoire retienne ce fameux "mur extérieur de l'Adeps à Woluwé", où Isabelle dit qu'elle a usé ses doigts, car je pense que, malgré toutes ses imperfections, il est la première structure artificielle d'escalade d'une certaine hauteur en Belgique.
Voici un bref historique de ce que nous avons appelé alors :"l'Almalaya".
L'UCL ayant inauguré en 1977 un centre sportif à Blocry, avec la collaboration de la Communauté Française, souhaitait recommencer la même opération sur son site de Woluwé.
Une convention est signée le 11 octobre 1978 entre l'Etat, la Commission Française de la Culture et l'UCL pour la réalisation d'équipements sportifs à Louvain-en-Woluwe.
Or un décret impose que tout bâtiment subsidié comporte une œuvre d'art pour un coût équivalent à 2% de l'investissement.

L'élément moteur de ce projet est Jean-Claude de Coninck, avec lequel j'ai grimpé à Freyr dès le milieu des années cinquante, et qui fut par la suite officier para-commando et, entre autres, instructeur rocher à Marche-les-Dames. C'est lui qui aura l'idée de transformer cette obligation d'œuvre d'art en mur d'escalade. Ce projet est inclus par un avenant à la convention initiale avant la cession du terrain le 8 juillet 1980. Entre-temps, Jean-Claude m'avait convaincu qu'il avait trouvé l'homme qu'il fallait pour réaliser ce que la convention appelait "une tour à grimper". C'était un septuagénaire anglais du nom de Robinson qui, tout en nous expliquant son projet, se suspendait sur un doigt aux armoires du bureau de Jean-Claude. Il dessina et réalisa lui-même toute les prises qui sont insérées dans les parois de brique et de béton de la tour de 12 mètres de haut.
Le 17 février 1982, le journal "la Libre Belgique" publiait une photo du mur à grimper avec un court article. "Le Soir" faisait de même le 18 février et, avec une note d'humour, il concluait : "L'Everest du débutant, ou le mini-Freyr du grimpomane, couronne le centre sportif de l'extension bruxelloise de l'UCL".

Jean-Marie Lechat

Dans le dernier "Par Monts et par Vaux", j'ai bien aimé l'article d'Isabelle Dorsimond "La salle d'escalade un nouveau concept", car il fait bien revivre le climat d'utopie....