Aller au contenu principal

Volcans andins et Ojos del Salado 2007

Soumis par Fohal Jean-Luc le lun, 20/03/2006 - 00:00

Du haut de ses 6893 mètres, ce volcan trône au milieu d’un hallucinant paysage désertique, là où la nature mélange les couleurs minérales au gré de sa fantaisie. Mais le souvenir d’avoir réussi et admiré les paysages infinis tout là-haut ce 22 janvier se mélange aussi avec d’autres qui resteront tout autant gravés dans nos mémoires. Un retour en quelque sorte aux origines de la Terre.

Le Chili, un pays tout en longueur, 4000 km du Nord au Sud, mais pas plus large que la Belgique. Très vite, on passe de l’océan Pacifique à la Cordillère des Andes. En quatre semaines, nous aurons pu ouvrir une petite fenêtre sur les beautés de ce pays fascinant.

Tout débute dans la vallée du Maipo, au Sud-est de Santiago. Si cette région doit sa réputation à ses vignobles, elle est également un lieu de randonnée et d’alpinisme apprécié. Ainsi, du sommet du Cerro Union (3600m), nous aurons déjà une vue grandiose sur les glaciers et montagnes environnantes : l’El Morado, le Marmolejo et surtout le Cerro San José, brillant de mille feux au coucher de soleil.
Par un vol aérien spectaculaire de deux heures, nous rejoindrons ensuite le Nord du Chili et une des régions les plus arides de la terre, le désert d’Atacama près de la frontière bolivienne. Oasis de verdure dans cet univers minéral, le village de San Pedro (2500m) est le point de départ de nombreuses curiosités naturelles.

Parmi celles-ci, la vallée de la Lune, étrange dépression de sable, de sel et de concrétions rocheuses aux crêtes effilées. Si c’est au coucher de soleil que cette vallée se pare de ses plus belles couleurs, le site géothermique du Tatio se visite, lui, plutôt à l’aube. Ah, ces geysers ! Spectacle féérique que ces remontées d’eau chaudes bouillonnantes, libérant des fumeroles au contact de l’air frais du matin. Autre curiosité, le Salar d’Atacama, vaste étendue de sel exploitée en partie pour ses gisements de lithium.

Quatre jours de randonnée près de San Pedro nous permettent de prendre progressivement de l’altitude, en remontant la vallée du Rio Grande, là où nous pourrons découvrir une grande variété de paysages : cultures irriguées aux abords des villages, cactus géants, mines abandonnées. Nous accèderons ainsi à l’Altiplano, vaste plateau semi-désertique à 4000 mètres d’altitude où nous pourrons côtoyer lamas, vigognes et alpagas. Forts de cette acclimatation, nous gravirons notre deuxième montagne aux relents de soufre volcanique, le Cerro Soquete, dominant à 5400 mètres, les vastes étendues de l’Altiplano.

Troisième sommet prévu, le Licancabur. Dominant San Pedro, il se gravit par le côté bolivien. Passage de la frontière … dans le mauvais temps, la pluie et le vent. Ce sera sous une accalmie relative que, le lendemain à l’aube, nous remonterons les pentes enneigées du volcan, la « Montagne du Peuple ». Trois succès en deux semaines, le moral est au beau fixe.

Après un petit passage au bord de l’océan Pacifique, de quoi se requinquer et prendre un peu d’oxygène dans notre sac à dos, nous nous dirigeons, après un transfert en véhicule de 800 kilomètres, vers le Parc National Tres Cruces, là où d’autres paysages inédits nous attendent : Salar de Maricunga, Laguna Santa Rosa, Laguna Verde, et là-bas enfin, l’Ojos del Salado, imposant.

Nous sommes bien acclimatés, l’ascension de l’Ojos ne nous prendra que trois jours. Partis d’un camp d’altitude vers 5800m, il nous faudra entre sept et huit heures d’efforts et de lutte contre le froid et surtout le vent omniprésent, pour avaler les mille derniers mètres et atteindre le toit du Chili. Le site est grandiose. Cette immensité ainsi contemplée est le plus beau des cadeaux.

Jean-Luc Fohal & Christiane Blaise

Un article plus complet dans un prochain Ardennes & Alpes
Photos sur www.jeanlucfohal.be

Amateurs des grands espaces, ce voyage entrepris au Chili ne pouvait que nous combler. Certes, l’objectif principal était l’Ojos del Salado, le deuxième sommet des Andes.