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Tout ce que vous devez savoir sur l'escalade au Mali

Soumis par Fontaine Christian le 19 January 2008

.... où nous avions pu visionner ses diapositives et danser au son des djembes de Jean et Pat.

Nous serons 24, 18 grimpeurs et 6 randonneurs, à nous succéder au campement "bongujje" de Mariama "Manya" au pied de la Main de Fatma, entre le 25 décembre et le 19 janvier.
Certains d’entre nous ont déjà fait l’expérience de la grimpe ou de la randonnée en milieu désertique en Jordanie ou en Algérie, pour d’autres, c’est une première. La préparation du voyage avec l’aide de Bernard Marnette, certainement le plus grand connaisseur des rochers du Mali, nous avait déjà donné un avant-goût des paysages et des ambiances que nous allions rencontrer.

Le Mali et la région de Hombori :
Les massifs rocheux que nous allons visiter sont situés dans la région de Hombori, point culminant du Mali à 1155m. Ce sont des massifs «résiduaires» formés d’un grès, généralement très compact, parfois poli au point d’en être glissant, présentant des fissures principalement horizontales, de sorte que l’escalade se présente sous forme d’une série de strates qu’il faut gravir par des dalles plus ou moins lisses ou par des dièdres.

La région de Hombori est peuplée de plusieurs groupes ethniques, et linguistiques dont les relations complexes échappent aux visiteurs temporaires que nous sommes. Il y a les Dogons, célèbres pour leurs villages perchés sur les pitons rocheux, à l’origine pour se protéger des razzias des tribus nomades. Il y a les Songhaï, qui seraient arrivés dans la région au 15è ou au 16è siècle en provenance de Gao et du Ghana. Il y a les Peuls, pasteurs itinérants, et enfin les nomades Tamacheks, éleveurs et commerçants.

Les conditions climatiques sont souvent défavorables à l’agriculture et à l’élevage. Pour se prémunir de ces conditions extrêmes, les Songhaïs et les Dogons ont fabriqué des greniers à mil sur des parois abruptes, pour y stocker des réserves en prévision des années de sécheresse, encore utilisés de nos jours et qui constituent également une curiosité touristique. Malgré un environnement superbe, le tourisme est fort peu développé, réservé à une clientèle «d’aventuriers aisés», et les revenus de cette activité, vraisemblablement concentrés dans quelques mains, profitent malheureusement peu aux populations locales.

Nous sommes arrivés à Garmi, au pied de la Main de Fatma, après un voyage en 4x4 à travers la savane du Burkina-Faso et du Mali, par la route et la piste qui mène de Ouagadougou à Daari, en passant par Kongoussi et Djibo, avec un bivouac sous les étoiles en plein milieu du désert, après la frontière malienne. Chacun s'installe dans les cases de paille ou de pierres sèches à l'intérieur du camping de Mariama. Il y a également une construction centrale où peuvent se prendre les repas en commun, et, à l’extérieur, une table et des sièges en bois pour prendre un verre, papoter ou manger.

Chaque soir les projets d’escalades ou de randonnées du lendemain sont décidées sur base des conseils de Salva, pour déterminer l’heure du lever et du déjeuner en fonction de l’horaire supposé de grimpe, de l’orientation, de l’évolution de l’ensoleillement, de la forme ou méforme de chacun..Les journées finissent autour du repas collectif, toujours délicieux, préparé par l’équipe de cuisine, pour certains après une fin de voie « à la frontale », lorsque l’itinéraire aura réservé quelques surprises. La nuit tombe vite dans cette région. En général les dernières lueurs du jour disparaissent vers 7h. On mange vers 7h30-8h, et si certains papotent encore autour d’une bière ou d’un thé, les autres vont se coucher rapidement.

Le séjour aura aussi été l’occasion de rendre visite à des villages dogons, de distribuer du matériel scolaire, pour certains, de rencontrer des éléphants dans leur milieu naturel, et de faire l’ascension du site extraordinaire de Sarniere, un village Dogon abandonné, perché au sommet d’un piton rocheux, accessible par un canyon étroit et tortueux, ainsi que par des échelles sculptées dans des troncs d’arbres fourchus.

Le Groupe:
Grimpeurs: Caroline, Francesca, Jacqueline, Hélène, Monique et Monique, Patricia, Alain, Albert, Axel, Christian, Dino, Jean, Jean Marc, Laurent Marc, et Robi
Randonneurs: Cathy, Claire, Françoise, Amélie, Gaétane, Patricia, Claude et Monique.

Christian Fontaine

Alain nous avait communiqué son enthousiasme pour le Mali à l’occasion d’une soirée dans une fermette du Brabant wallon .....