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Rassemblement du Brabant à Buis - Buis - Buis

Soumis par Membre Cabbrabant le jeu, 01/05/2008 - 00:00

Il faut dire que sa situation est exceptionnellement attirante tant les possibilités de grimpe sont nombreuses et diverses. C’est donc avec un empressement certain que nous attendions tous ce 1er mai pour enfin quitter pour quelques jours nos patinoires bien souvent surpeuplées.

Une fois de plus, nous en sommes revenus plein de bons souvenirs dans la tête. L’ambiance, comme de coutume était merveilleusement conviviale et pas une seule égratignure n’est à déclarer. Un jour on grimpait avec l’un, le lendemain avec l’autre, un jour au Saint Julien, le lendemain à Baume Rousse ou Ubrieux. Les jours s’écoulaient paisiblement, sans contrainte et avec beaucoup de plaisirs. Certains même se muaient en livreur de pain dès 7 heures du matin pour le bonheur de tous (merci Monique et Edouard). D’autres en cuistots pour la collectivité soit 45 personnes pour un barbecue!– merci Claire et Pierre. D’autre encore en taximan (merci Philippe et son Van) et j’en passe ……

Fait aussi assez remarquable, ce rassemblement dit «du club Bruxelles-Brabant» fut presque un rassemblement du CAB. En effet, prouvant, s’il le fallait encore, son ouverture, des membres des sections Hainaut et Liège étaient de la partie.

Bref, cette cuvée « Buis 2008 » fut une entière réussite. Et même si nous avons mêlé un peu les pinceaux de la gérante du camping, c’est sûr nous attendons celle de 2009 avec impatience.

Encore mille mercis à Claire et Edouard pour cette parfaite organisation !

Michelle et Eric

Du 1 au 11 mai s'est tenu le rassemblement du club à Buis-les-Baronnies. C'était la première fois que nous y participions, Françoise et moi.

Ce grand nombre de participants nous étonne (plus de quarante lors du premier barbecue!), mais aussi la diversité de leurs centres d'intérêt: les grimpeurs(euses) bien sûr, mais aussi randonneurs, nageurs, cyclistes ou plus simplement compagnons, compagnes et même enfants...

Les escalades sont d'une grande qualité. Il y en a pour tous les goûts, de l'école aux grandes voies classiques dans le Saint-Julien. Chacun peut y trouver sa place, quels que soit son niveau, son expérience, son âge..., le tout dans une très belle ambiance d'accueil et d'attention à l'autre...
Ajoutons que ceux qui le désirent peuvent à tout moment profiter de conseils aussi avisés que patients de la part des plus expérimentés, soucieux de transmettre leur savoir-faire et leur souci de la sécurité...

Les activités se terminent presque immanquablement par un court détour "réhydratant" au centre du bourg proche, pas dans n'importe quel bistrot, mais dans un établissement bien précis situé dans une petite rue calme, devenu à la longue un véritable point de ralliement pour le CAB-B entre quatre et cinq heures de l'après-midi...

Ensuite retour au camping, repos, douche et préparation du "piège", c-à-d de l'apéritif. Impossible d'y échapper en effet, car on n'échappe évidemment pas à un tel bon moment de partage et de bonne humeur...
Après le repas du soir, comme aux scouts dans le temps: dodo. Non pas qu'on ait particulièrement envie d'aller dormir, mais on sait que le lendemain, toujours comme aux scouts, on se lève tôt et on aura fort à faire...

Un grand merci à Edouard et Claire et à tout ceux qui ont participé à l'organisation, très réussie, de ce grand rassemblement.

Philippe Fanuel

D'abord un grand merci à Annick et Michel de nous avoir fait découvrir l’escalade à Buis. C'est eux qui nous ont guidé vers ce petit paradis de la grimpe. Buis-les-Baronnies c'est une grimpe fabuleuse dans cette région bien douce de France. 40 inscrits pour ce rassemblement du club .... Nous connaissons le téléphone du camping par coeur.... ouf nous verrons bien sur place en accueillant les participants.

A Buis nous retrouvons cette qualité de grimpe sur un calcaire super adhérent, bien découpé et les voies s'enchaînent dans la diversité des goûts et des niveaux de chacun, le Saint-Julien et ses grandes voies est la cible favorite. La Drôme c'est aussi le pays des randonneurs des cyclistes... et un "Ventoux" pour Johann. N'oublions pas les marchés, les restos et les bistrots sympas.

Le CAB-B est le bienvenu à Buis c'est le maire lui même qui me la dit.

Je dois aussi souligner la belle complicité entre tous, un grand merci à tous pour votre enthousiasme.

Edouard et Claire

Première année d'inscription, premier rassemblement, premières moulinettes, premier Mont Ventoux et notre première rencontre avec les membres de Bxl-Brabant.
Année 2008 qui restera gravée et vivement 2009 à Buis-les-Barronnies.
Merci Edouard et Claire pour votre disponibilité et votre gentillesse naturelle.

Johan Debecker

SEULE SUR UNE TERRASSE! 2*50=80! OU DEUX LECONS POUR UNE NOVICE.

Buis-les-Baronnies mai 2008: rassemblement du Brabant, les magnifiques rochers de la Drôme provençale sous le soleil et jusqu’à trente-neuf grimpeurs, randonneurs, cyclistes, amateurs de bbq et d’apéros…

Saint-Ju, «Les guêpes», les rappels et 2 fameuses leçons pour une grimpeuse!
Leçon 1: Le décor: 6 grimpeurs, 3 cordées, arrivent sur les arêtes du Saint Julien et se laissent envahir par la beauté du paysage avant le premier rappel: 50m de descente pour atteindre le relais suivant. Le 2ème rappel, d’une terrasse spacieuse, est vite installé (ma corde ne sert pas aux rappels ce jour-là). Voulant gérer les rappels de corde en guise d’entraînement, je laisse passer mes cinq compagnons et reste seule au relais. Je rappelle la corde: pas de chance, à environ 3m du relais, elle se coince dans une souche fendue…. Dans mon cerveau en bouillonnement, des paroles se mettent en musique «et maintenant, que vais-je faire ?... » Mon salut vient du bas: un second m’assure avec la corde du 2ème rappel je remonte "en tête" jusqu’à la méchante souche. Première leçon : quand on est plusieurs, que les rappels s’enchaînent et qu’on a plein de place, il est stupide de rester seul pour rappeler la corde: à deux on est tellement plus fort!

Leçon 2 : Quelques jours après, j’ai eu le plaisir de refaire la même voie en tête avec, en second efficace, Philippe qui redécouvre les plaisirs de la grimpe. J’ai ma belle petite corde de 2x50m toujours pas coupée. Nous progressons: trois relais.... la petite traversée sur les arêtes... la chaîne, l’installation du 1er rappel, nœuds en bout de corde, check-up sécurité pour Philippe et pour moi-même et c’est parti, je descends. Il y a quelques nouilles mais je vois la chaîne du relais suivant, je reconnais aussi la souche qui m’a fait suer quelques jours plus tôt et, …. j’arrive aux nœuds de bout de corde. Mais c’est trop bête...c’est pas possible... ce rappel fait 50m et ma corde aussi!! Me voici en bout de corde à hauteur de cette fichue souche. La chanson m’obsède : «et maintenant, que vais-je faire ?…» Le relais est là tout proche. Comment vais-je l’atteindre ?... J’ai des sangles... en allant tout au bout du bout de ma corde... je me penche un maximum…Oui! J’arrive à glisser la sangle dans le maillon supérieur du relais, et je la tiens fermement… OK, maintenant, j’accouple ma longe ‘daisy chain’ à la sangle …. Je vérifie : je suis bien vachée. Je me prépare à désescalader, je défais le premier nœud du bout de corde … et le second… je lâche la corde... je désescalade… j’arrive au relais. Ouf, c’est tout bon…. Philippe m’observe, je lui crie « Non! Reste en haut!» Il a compris qu’il y a un souci. Ma corde est bien dynamique et maintenant qu’elle n’est plus en tension, elle est remontée : il manque 4/5m avant le relais et il n’y a plus de nœuds aux bouts … Philippe est en haut avec un rappel trop court et je suis vachée, loin de la corde!  Je nous ai mis dans de beaux draps…

Encore une fois, notre salut viendra d’en bas, Michel et Gérard, venus nous retrouver, voient dans le topo qu’il existe un relais de descente à 10m plus haut à gauche. Philippe peut faire relais là avant de me rejoindre. Revenus au plancher des vaches, avec Gérard, nous mesurerons ma belle petite corde de 2x50m et remarquerons qu’elle fait quatre-vingts mètres! No comment.

Des semaines sont passées et je me demande encore pourquoi je me suis focalisée sur ce relais inaccessible alors que j’ai déjà fait des remontées sur corde en escalade avec "autoassurage" sur la corde de rappel pour trouver un relais manqué… Seconde leçon: les nœuds de bout de corde sont vraiment indispensables, comme la connaissance de sa corde et jamais, il ne faut lâcher le rappel avant d’être au relais et/ou sans être sûr de pouvoir le reprendre.
Dans d’autres circonstances de telles erreurs auraient pu irrémédiablement m’empêcher d’écrire cet article dans la revue!

Monique André-Goovaerts (= Monique vélo)

Buis les Baronnies, petite bourgade de quelques 2000 âmes s’est transformée pour une dizaine de jours en un repère pour les grimpeurs que nous sommes.