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Bolivia: un viaje estupendo

Soumis par Thelen Jean-Luc le 12 July 2008

Protagonistes: Hubert, Leila, Jean-Pierre, Sophie, Francine, Serge, André, Bernadette, Marianne,Jean-Luc.
Auteur et mise en scène: Christophe.
Représentations: du 22 juin au 12 juillet 2008

Organisé par Christophe, ce voyage présentait une caractéristique particulière; il tentait d’allier notre intérêt pour la montagne et la visite de sites ou de villes remarquables afin de mieux appréhender la culture aymara et quechua et de parcourir, en trois semaines, un pays où il faudrait rester minimum deux mois pour le traverser du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est et se poser là où l’on se sent bien. Le petit texte que vous allez lire n’est pas exhaustif; nous avons tenté de vous communiquer nos coups de cœur au travers de quelques touches de couleurs.

1. Les visites de villes coloniales: Par beau temps La Paz (3.660m) invite à la flânerie: ses marchés animés Les Mercado Negro, Mercado de Hechiceria, Marché aux Fleurs, ses ruelles la rue de l’Artesania, ses musées, le Museo de la Coca, Museo de Etnografia y Folklore, ses églises, Iglesia de San Francisco, voilà déjà de quoi vous occupez quelque temps d’autant si vous vous arrêtez pour visiter le cimetière de la ville, curiosité pour les Européens que nous sommes ou … pour vous sustentez dans un des nombreux restaurants populaires de la ville et profiter des spectacles musicaux et de danses traditionnelles.

Autre ambiance, autre altitude 2.790m: Sucre, nichée dans une vallée entourée de basses montagnes et dont l’architecture coloniale a été préservée, est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. La ville comprend différents musées dont le Museo de Arte Indigena qui possède de splendides collections de textiles traditionnels des tisserands Jalq’a et des Régions de Tarabuco et des communautés Calcha et Tinkipaya; le département de Potosi. On ne peut bien sûr pas faire l’impasse sur la casa de la Libertad où fût signée la déclaration d’indépendance de la Bolivie en 1825.

Potosi et son Cerro Rico, fameuse mine d’argent, dont les Conquistadores du XVIème siècle ont fait un bien mauvais usage lorsque vous apprenez le nombre d’autochtones et d’esclaves noirs qui y ont perdu la vie soit 8 millions en 3 siècles.

La visite de la mine nous fait craindre que le tribut humain ne soit toujours aussi conséquent au vu des conditions d’exploitation précaires... et ce même si Tio, figure mythique installée dans une anfractuosité, est là pour protéger visiteurs et travailleurs moyennant de généreux dons de cigarettes et de coca.
Uyuni, venteuse et froide, nous permet de préparer notre départ vers le Salar.

2. Deux trekkings: Cordillère orientale et Yungas
Au départ de Sucre, notre premier trek s’est déroulé sur les contreforts de la Cordillère orientale avec Pablo, notre guide local. En voici le menu: chemin inca, empreintes de dinosaures, villages des tisserands Jalq’as, vertes vallées cultivées, montagnes aux formes géologiques et aux couleurs surprenantes, cratères de volcans éteints et surtout, une traversée de rivière assez épique. A retenir, la construction d’initiatives d’éco-tourisme et la dégustation de produits locaux la quinoa.

Ensuite, au départ de La Paz, un autobus poussif nous amène au départ du Trek du Takesi. Le Takesi suit les vestiges d’un chemin inca et descend de la Cordillère Royale par le Col d’Apacheta 4700m vers les vallées tropicales des Yungas, portes de l’Amazonie. Au fur et à mesure de notre descente vers les Yungas, les lieux deviennent plus verdoyants et font la part belle aux fleurs.
Accompagné de Jaime, notre guide local et de son épouse Mare y Sol, nous avons bénéficié de repas pantagruéliques.
3. La traversée du Salar d’Uyuni s’est faite en 4x4, ceci afin de pourvoir aux appétits insatiables en matière de paysages, de phénomènes géologiques ou thermiques, d’oiseaux ou encore de grimpettes de notre groupe. Premier cap, plein sud, avec pour objectif les Laguna Colorada, Laguna Verde et le champ de geysers de Sol de Manana . Outre la couleur des lagunes,du rouge vif au bleu-vert, nous admirons aussi les flamands roses, les mouettes et autres oiseaux du lieu.

Petit plouf pour certains d’entre nous dans une source d’eau chaude. Remontée vers le Nord pour visiter l’Isla d’Incahuasi que se situe au cœur du Salar. Là les amateurs de cactus ne peuvent être qu’à la fête… Au départ du village de Coquesa, nous allons faire l’ascension du Volcan Tunupa 5430m dominant l’immensité du Salar et la cordillère volcanique du Sud Lipez. Pour se mettre en forme pour la journée, une visite matinale à la frontale aux momies s’impose. Hôte inattendu de leur sépulture, un colibri y nidifie.

4. Fin du voyage: Après quelques pneus crevés, nous arrivons à Copacabana, où nous jetons un œil à la cathédrale du lieu dont les dômes et les azulejos sont tout à fait particuliers. Ce qui mérite encore plus notre intérêt que la cathédrale, ce sont les bénédictions hautes en couleurs de véhicules d’occasion récemment acquis par leurs propriétaires qui, en file, attendent le curé lequel un seau de bière à la main, bénit allègrement pèlerins et voitures. Nous admirons le coucher du soleil sur le lac Titicaca depuis le sommet du Cerro Calvario.
Demain, nous prendrons le bateau pour nous rendre sur les îles sacrées du lac. Selon les traditions aymara et quechua, c’est sur l’Isla del Sol, que sont nés plusieurs êtres vénérés dont le soleil ; lors de la traversée de l’Ile, nous explorons successivement le petit musée de Cha’llapampa, le Rocher du Puma, les ruines de Chincana les Palacio del Inca, Mesa Ceremonica, etc... et de minuscules villages communautaires. En soirée, retour à Copacabana et pour les uns, du poisson grillé, des truchas, accompagné d’une bonne bière le long de la plage la seule plage publique de Bolivie; pour les nocturnes, rendez-vous dans un restaurant argentin.. vive le pisco sur.

Epilogue: Vu le succès rencontré, on peut espérer qu’il y aura une suite à cette pièce. Le décor est déjà planté. La Cordillera Real au nord est de La Paz nous a nargué pendant une bonne partie du voyage. Avec ces sommets enneigés à plus de 5000 m et une traversée réalisable en 21 jours, voilà un bien beau projet pour le futur. En attendant, on se contentera de regarder la carte postale de la chaine montagneuse vue d’avion.

Marianne De Troyer et Jean-Luc Thelen

Caractéristiques de l’œuvre: Pièce en quatre actes: les visites de villes coloniales; des trekkings; la traversée du Salar d’Uyuni et l’ascension du Volcan Tunupi, le lac Titicaca.