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Séjour en Normandie Du 28 mai au 1er juin

Soumis par Demoor Marie Louise le 1 June 2003

6 hommes, 12 femmes … ce qui n’atteint pas la parité rêvée… et légale ! Que font donc les hommes pendant leurs jours de congé ?

A une douzaine de kilomètres au S.O. de Rouen, dans le parc naturel régional des boucles de la Seine Normande, près du petit village de St Pierre de Manneville, un sympathique gîte « Panda » fût mis à notre disposition pour la durée du séjour. Situé à la lisière de la forêt de Roumare, ce chalet de bois est aménagé pour une vingtaine de randonneurs. Visages connus, d’autres nouveaux ; le plus jeune, Florent a 20 ans ; la plus âgée est … l’auteur de ces lignes !

Un premier apéro, agréable petit vin rouge, et des cubes de fromage, nous réunit autour des tables du jardin. Puis un repas de charcuterie et de salades … nous amène à faire plus ample connaissance. Et chacun installe son petit nid nocturne… Ouf ! pas de ronfleurs parmi les 18.

Pendant 3 ½ journées, nous fîmes de superbes balades, par les monts et vaux, par les champs et les bois, et toujours, retrouvant en un clin d’œil de brumes et d’eaux, le large fleuve qui nous vient de Paris et s’en va vers Le Havre. Les hauts arbres feuillus, chênes, charmes, frênes, hêtres, nous donnent une ombre bienveillante, et les tapis de fougères une fraîcheur de verdure.

Des vergers aussi, où les cerises commencent à rougir…
Béa ne se sent plus de joie, la maraude fait partie des ses souvenirs d’enfance.

Florent, à l’œil vif et attentif, repère les mulots cachés sous les feuilles, des biches en éveil dans les futaies et même un grand cerf aux nobles bois. Il apprivoise un chien au pelage miel qui gambade le long du fleuve et un chaton perdu au bord d’un champ.

Jean-Luc nous fait admirer hérons, cormorans et cigognes.

Pascal nous parle du parc écologique de la Marache dont il s’occupe activement.

Ginette et Pierre, marcheurs énergiques, s’entraînent pour leur prochain trekking au Ladakh.

Claire suit son rythme dans les montées, mais nous rattrape sur terrain plat, elle égaye nos soirées par de jolis airs d’accordéon.

Les groupe se font et se défont le long des sentiers, ce qui nous permet de faire plus ample connaissance.

C’est aussi les pays des Abbayes, que Jean-Luc a très agréablement et très culturellement intégrées à nos randonnées :
Les saisissantes ruines de l’abbaye de Jumièges, dont l’histoire remonte à l’époque mérovingienne, fût fondée par St Philibert en 654 et régie par la règle de St Benoît. Deux grands sanctuaires dressent leurs tours et leurs arcades romanes : l’église Notre-Dame (XIème-XIIIème) et l’église St-Pierre (XIème-XIVème).

L’abbaye de St Wandrille de Fontelle, où la vie monastique bénédictine fût rétablie en 1834 et y est toujours présente.

L’abbaye de St George de Boscherville, modeste abbaye seigneuriale, d’une très belle homogénéité architecturale.

L’après midi du samedi fût laissée « temps libre » ; la majorité d’entre nous, par petits groupes, choisit de se rendre à Rouen, où l’extraordinaire « gothique rayonnant » dresse ses tours et ses clochers. Comme par hasard, on se retrouva à 12, autour d’une table de bistrot de la vieille ville, se désaltérant avec joie, d’un cidre frais et parfumé.

Chaque soir, nous nous retrouvons autour de la longue table, pour d’excellents et consistants repas, après avoir patiemment fait la file aux douches puis savouré notre vin-rouge-fromage-salami ; en évoquant,… entre autres, le grand sujet d’actualité belge, c-à-d … les résultats des élections ; Jean-Marie remettant adroitement les dérives « partisanes » à leur juste place…. c-à-d « au centre » !

Un violent orage salua notre dernière nuit. Eclairs, tonnerres, averse ; tout y fût, même la coupure de courant jusqu’au lendemain midi.

Dernier jour. Après le lunch « restes accommodés » de Gerlinde, bagages et nettoyages par équipes, pour laisser un chalet pimpant et garder la réputation de propreté à notre « belgitude », on se fît des tas de bisous sonores et des promesses de se revoir.

Au plaisir
Loulou

Nous étions 16 à être accueillis par Jean-Luc, notre guide à tous et Gerlinde, notre génie culinaire.

Cuzco, Cuzco