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Stage Brabant tous niveaux – Italie juillet 2004

Soumis par Disneur Thierry le 20 July 2004

Saupoudrez de quelques lacs limpides. Nappez par endroits d’une couche de glaciers. Couronnez le tout de sommets étincelants.
Voici Bionaz en Valpelline. Surtout ne le dites à personne : c’est un paradis.

Un stage de 14 personnes dont 3 monos.
Un véritable stage tous niveaux : trois personnes en initiation, la majorité d’un bon niveau et quelques mordus taquinant le perf.
Ecolages, techniques et ludiques. Rocher, neige et mixte. Et quelques 4.000m.
Humeur : beau fixe. Punch : à fond. Participation de 100% à toutes les activités (à l’exception près).
Amorce d’une bonne relève : le groupe de 5 jeunes (19 à 21 ans) : quatre filles qui en veulent et un gaillard qui est ravi. Tamara et Laurence vous relatent leur journée du vendredi 23 aux Monts Roses. Quel cocktail !
Moniteurs : Evance Thomson, Eric Berthe et Thierry Disneur, chef de stage.

Quatre heures du matin…
Le dortoir de Città di Mantova s’agite de tous côtés : chacun se presse dans la semi-obscurité pour être dans les premiers sur « l’autoroute » des Monts Roses.
Les yeux embrumés, témoins d’un sommeil trop léger causé par l’altitude ; crampons aux pieds et bien encordés, nous voilà prêts à affronter la terrible ascension.
Déjà au loin, nous apercevons un fourmillement d’alpinistes en route vers les toits blancs.
Tirés par notre guide motivé, nous les dépassons cordée après cordée pour être les premiers à apprécier le lever du soleil du haut de la Pyramide Vincent. Photos souvenirs… Le vent polaire nous pousse à repartir à l’attaque d’un autre 4000m: le Balmenhorn. Au sommet, nous sommes soulagés de nous réchauffer et nous reposer dans le bivouac, le temps d’un petit pique-nique improvisé, agrémenté de saucisson ( à huit heures du mat’) ! La journée est loin d’être finie car c’est la glace qui nous attend pour atteindre la prochaine petite vierge Marie délicatement posée au sommet. Les grands coups de piolet de Thierry effraient quelque peu nos prédécesseurs, qui, en descente face à la pente, n’ont pas l’air du tout dans une situation plaisante.
Lorsqu’en haut du Corno Nero nous avons la chance de voir nos ombres au centre d’un ‘spectre’ (sorte d’arc-en-ciel en cercle parfait), cela semble irréel…mais la descente nous replonge dans le sérieux nécessaire. Le rappel que nous entreprenons semble plus glorieux (et bien plus gai) qu’une descente sur les fesses…
La Ludwigshöhe, quatrième 4000, nous permet d’observer la course prévue du lendemain qui, malheureusement, ne fut pas parcourue, en raison des caprices du temps.

Courageusement, et au bout de nos forces (pour les stagiaires du moins), nous tentons le dernier sommet : La Punta Giodani (NDM : le dernier à la descente et le moins attrayant, situé au-dessus des installations mécaniques). Nous ne foulons pas son toit : à presque mi-parcours nous nous arrêtons, plaidant notre cause et argumentant un repos vital et mérité pour la longue journée du lendemain .

La journée sportive et éblouissante finie, nous voilà prêts à nous reposer, et cela dans un refuge peu accueillant : le Gnifetti, dont on se souviendra des sanitaires ( ! ) et des compatriotes italiens toujours très enclins à partager leur précieuse grappa « faite maison »…
Laurence Croufer et Tamara de Halleux

Prenez un bout de vallée, bien à l’écart. Et son dernier village, authentique. Ajoutez une zone protégée avec sa faune variée et ses fleurs épanouies.

Valpelline, Bionaz