11ème Défi de l'Oisans

Si l'on vous dit GR54, vous penserez certainement au Tour de l'Oisans: 200 km, 12000 m positifs et quelque 14 cols à franchir, entre les vallées de la Grave, le plateau d'Emparis, les cols de Val

Enclenchez maintenant les chronos, rassemblez quelques fondus de course de montagne, et le parcours échappe à toutes les comparaisons. Du 18 au 23 août, 6 jours d'efforts, des dénivelés frôlant parfois les 3000 m, une étape de 55 km par l'Aulp Martin et Vallonpierre : cette épreuve sportive est unique en son genre. Et les spécialistes (évidemment) font la loi. Sur les 46 participants, les Belges étaient bien représentés cette année : Manu KODECK (11ème et 1er VH2), Philippe CRUTZEN

Pour en savoir plus sur le Défi de l'Oisans, consulter la page : http://www.raidlight.com/smag/
Manu KODECK Visiter aussi le forum des Coureurs Célestes : http://ibelgique.ifrance.com/lescoureurscelestes

M. KODECK et P. CRUTZEN

Les Coureurs Célestes

Correction du lien : http://www.lescoureurscelestes.be/

La course au bout de la course.

Des heures à regarder ailleurs, un voyage au creux de la solitude pour mieux déboucher, au bout de l’effort, dans le regard des autres. Une façon d’échapper à nos chefs, nos impôts, nos embouteillages, nos chronomètres, nos ordinateurs, nos séries télévisées, nos charrettes de GB, nos râleurs du quotidien, nos églises, nos banques, nos gardiens de square, nos empêcheurs de tourner en rond, nos présentateurs TV, nos commères, nos désespoirs,…

Une façon de tirer un bon coup sans s’éclater le cerveau. Un art de courir pour rien pour un joli pied de nez aux donneurs de leçons. Et le bonheur simple de refaire le monde quand le blues de la nuit apaise les corps joyeusement douloureux de s’être répandus en perles de sueur sur la poussière du chemin. En clair (…hum !), une sérieuse rock and roll attitude pour le coureur de grand fond. En plus clair encore, l’art d’avoir bon. Et meilleur encore de savoir que le reste de la planète vous prend pour un cinglé.

Alain Charlier et Pilou Jacobs volontairement ont un plateau limité à 65 coureurs. Ici, à vrai dire, les bons comptes ne font pas nécessairement les bons amis. Ce sont plutôt les mauvais coups qui font les vrais amis…

Fernand Marchal, journaliste et coureur participant (La Grande Course en 2001)