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NEW STAGE GRANDE PAROI 2006

Soumis par Deramée Edouard le sam, 02/09/2006 - 00:00

Les stages de cascade de glace et de ski de rando du Brabant s’y déroulent déjà. De l’ultime parking, il faut 1h 15’ aux 6 participants pour rejoindre le refuge où Robi Boulard et Jean de Macar, nos guides, nous accueillent.

Le lendemain matin, le soleil est au rendez-vous et nous commençons par quelques voies « école » près du refuge. Le premier contact avec le rocher nous rassure, une roche entre le gneis et le granit, le gabbro est mouchetée de blanc et de noir, agréable au toucher et hyper adhérent, il côtoie l’étonnante serpentine au reflet vert. L’après-midi, juste un torrent à traverser et direction la superbe dalle un peu plus bas dans la vallée. Et les gradations?? Il y en a pour tous les goûts : du 4b au 7a. Traversées subtiles et petits grattons à souhait.

Le jour suivant nous enchaînons avec La Paroi del Pis 6 longueurs en terrain peu équipé, juste les relais et quelques plaquettes. L’engagement est bien au rendez-vous pour les grimpeurs de tête. Et toujours ce plaisir d’une escalade en pleine nature où seules quelques paroles s’échangent entre nous. L’après-midi Jean nous fait découvrir une belle longueur où les strates légèrement inclinées permettent une progression de 50 m sans interruption.
Le soir autour de la table, généreusement servie, notre équipe partage les sensations et les moments d’émotion vécus. En plus les menus sont exquis.

Nouvelle journée, nous montons au bout de la vallée vers l’«Agugliassa». Robi y a équipé deux superbes voies de 7 longueurs. Une petite gorge fort raide entre deux massifs, nous posons nos sacs après 1h30’ de marche pour 800m de dénivelé. Le départ est superbe! L1 en 6a, les autres en 5b et 5c avec 2 surplombs. Ambiance ! Qui a dit ambiance ??  Les 3 cordées arrivent ensemble au sommet sous le soleil et en décontraction car nos deux guides sont remarquables de compétence. Technique à la descente avec 5 grands rappels de 50m

Aujourd’hui, une nouvelle école d'escalade. Le matin un peu de technique de positionnement bien nécessaire pour tous. L’équilibre, la lecture de la voie, le bon choix pour les pieds et, en finale, cette fameuse lolotte qui nous motive tous. L’après-midi une petite voie où les plus « timides » passent en tête avec un relais sur friends.

Le jeudi matin après une école de mouflage, départ via le col de l’Urina pour rejoindre le refuge bivouac Nino Soardi et le Bric Bouchet (2997m) que nous comptons grimper le lendemain. Le temps est un peu plus couvert, le parcours permet à Jean de nous montrer les passages de ski de rando de la région. Un peu d’«à travers tout » et nous voici au pied du pic dans ce vrai petit refuge de montagne (15 places) accueillis par le gardien, un bénévole membre du C.A.I. Le temps est plus maussade, le froid est bien réel. Deux marmottes traversent le chemin sous nos yeux.

Ce vendredi, le froid nous prend au petit matin. Il gèle. Un jeune bouquetin mâle attend sa petite ration de sel que le gardien lui donne journellement. Le temps incertain réduit nos ambitions et nous nous lançons frigorifiés dans la grande classique  « l’Académique » AD 4C 300m. Progression montagne à corde tendue. Quelques beaux passages bien aériens où toute l’attention est de nécessaire pour ne pas faire tomber les pierres instables. Nous rejoignons le sommet après deux traversées en arête et savourons le retour un peu tardif du soleil. Panorama complet sur les alpes, de la Barre des écrins en passant par le Mont blanc pour terminer par le Cervin et le Mont Rose. Quelle récompense !!

Bien sûr le retour approche, il ne faut pas plus de deux heures pour se retrouver près d’un hameau, nous y dégustons un café et le «patron» nous met à disposition un bocal rempli de morceaux de sucre marinant dans la grappa parfumée au genépi. C’est avec un peu de soulagement que Robi vient nous reprendre en camion pour la remontée au refuge. Demain le retour, la tête pleine de rêves et déjà l’envie de revenir.

Edouard.

Quand ? : du 19 au 26 août 2006
Qui ? : Daniella Massabo, Lambert Martin, Louis Lange, Philippe Lecocq, Francis Kursawa, Edouard Deramée.

C’est loin, mais c’est tellement beau et l’accueil y est toujours chaleureux. Je vous parle bien sûr du refuge Willy Jervis dans le Val Pellice en Piémont.