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Stage sauvetage dans la cordée

Soumis par Goovaerts Monique le 1 mai 2010

aux techniques de sauvetage dans la cordée.

Samedi 1er mai, Jean de Macar, notre guide piémontais, assisté d’Yves Raymakers, est paré pour initier Xavier, Pierre-Olivier, Pierre, Gilles, Andreas et moi-même aux techniques de sauvetage dans la cordée.
Vaste programme que celui-là ! Mais Jean, dans sa grande sagesse, a délibérément choisi de limiter les techniques que nous allions aborder afin de nous permettre de les intégrer, de les mettre en pratique, de les répéter, de les retenir en espérant n’avoir jamais à les utiliser dans le cas d’un impérieux sauvetage dans la cordée.
Marche-les-Dames et ses relais école au sol seront notre premier terrain pratique.
Du mouflage le plus simple (envoi d’un mousqueton au second pour l’aider à sortir d’un pas qui le bloque en comptant sur son aide) à d’autres mouflages simples, doubles, triples, nous découvrons sur terrain plat comment multiplier la force des bras, du dos et des jambes de celui qui assure un second coincé…. Nous découvrons aussi combien certains petits accessoires peuvent avoir de grands effets (une simple poulie par exemple).
Après un pique-nique sous le soleil, comme un vrai mousquetaire, Jean nous dévoile sa « botte » : un système de nœuds bigrement utile dans les manœuvres de sauvetage : un demi-cabestan + une queue de mule et son nœud d’arrêt. Ce nœud débrayable fait des miracles pour libérer un système d’assurage tout en maintenant la sécurité.
L’expérience de la mise en pratique en terrain vertical, nous permet de réaliser que, même avec de bonnes démultiplications, les mouflages restent éprouvants pour celui qui doit hisser son compagnon d’infortune.
Cette constatation nous amène naturellement à un autre jeu : la descente en rappel en doublé.
Si la pesanteur est souvent l’ennemie des grimpeurs, en revanche, là, elle devient notre alliée. Nous terminons la première journée de stage en expérimentant la descente en rappel, depuis un relais, avec un blessé. Jamais, je n’aurai pensé simplement porter le blessé sur mon descendeur, et pourtant nous l’avons fait… et ça marche, avec en outre un degré de confort totalement acceptable.
Une semaine a passé et nous nous retrouvons (les mêmes au même endroit).
La boîte à courriel de Jean a été utilisée pour des questions venant des uns et des autres et la seconde journée commence par des mises au point, bien utiles, dans différents domaines ayant trait à la sécurité et aux manipulations.
Ensuite, nous nous penchons sur la mise en place d’une descente en rappel en récupérant le blessé en cours de la première longueur. Encore une fois, la botte de Jean, le nœud débrayable (voir plus haut) fait des miracles pour maintenir l’assurage (et en douceur !) et libérer le Reverso ou autre engin d’assurage sur le relais pour faire l’installation d’un rappel tout en maintenant une sécurité basée sur deux points tant pour le premier, sauveteur, que pour le second, blessé. Après un pique-nique en compagnie des deux géologues, Alain et Léon qui profitent de la météo correcte de ce samedi pour enchaîner quelques voies à MLD, et un dessert qui ne fut pas boudé, nous mettons en pratique verticale les manipulations apprises en situation horizontale le matin.
Pour ma part, j’apprends en outre l’importance de lover entièrement la corde du rappel avant de la jeter afin d’éviter le risque de cailloux emportés lorsque la corde file seule !
Jean termine le stage par un discours magistral sur la sécurité.
A nous maintenant de pratiquer et encore et encore, sans stress, de façon à maîtriser l’enchaînement des manipulations et à bien intégrer l’utilité de chaque étape du processus de façon à mettre en pratique en cas de nécessité ou à pouvoir l’adapter en fonction des circonstances ; tout en espérant ne jamais devoir les effectuer suite à un accident !

En finale, néanmoins, une question me hante : pourquoi si peu d’inscrits (quoi que ce fut un excellent nombre pour ce type de stage) et surtout, pourquoi un rapport 5/1 dans la répartition hommes/femme des participants au stage ? J’espère me tromper en supposant que mes collègues féminines absentes comptent sur leurs compagnons de cordée pour les tirer des mauvais pas…
Monique André-Goovaerts (= Monique vélo)

Samedi 1er mai, Jean de Macar, notre guide piémontais, assisté d’Yves Raymakers, est paré pour initier Xavier, Pierre-Olivier, Pierre, Gilles, Andreas et moi-même

Marches-Les-Dames