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Ballade en Beaufortain

Soumis par Brouwer Marcel le 1 March 1997

....Aubrac, Margeride, rêves qui fondent comme la neige au soleil du Massif Central; Vosges, Jura et même le Vercors ont perdu en grande partie leur beau manteau blanc de décembre; la Scandinavie n'a pas encore ouvert ses refuges; à quel saint se vouer en ce mois de janvier ?
Il faut viser plus haute, mais pas trop raide quand même. Pourquoi pas le Beaufortain ?
A quarante huit heures du départ la décision est prise et Monique, magicienne de l'organisation, nous trouve un circuit d'une semaine auprès de "Nature et Montagne".
Sortis des brumes de la plaine qui envahissent gaillardement l'atmosphère jusqu'à Albertville, voici, inespéré, le soleil de la montagne régnant sur un ciel bleu immaculé.
Le froid et le chaud sont dès lors une question d'ombre et de lumière, de l'adret ou de l'ubac, de forêt ou d'alpage, de l'encaissement des vallées.
A ce jeu de gel et de douceur, la neige a perdu ses charmes poudrés. Elle se montre aussi sévère que les pics qui nous entourent, dure, croûteuse, râpeuse.
A nous les peaux de phoque pour les montées et même quelquefois pour les descentes trop raides, le matin quand le gel de la nuit n'a pas encore desserré son étreinte.
Chasse-neige et longues traversées deviennent notre lot. Mais quelle beauté ! Rarement le Mont Blanc n'est aussi bien découpé sur le ciel avec le refuge Vallot qui nous fait des clins d'œil au gré du soleil.
Pierre a Menta, Roc du Vent deviennent nos compagnons familiers et nos points de repères.
C'est une découverte que ce coin des Alpes un peu oublié entre la Tarentaise et le Massif du Mont Blanc et qui pendant une semaine a été le creuset de notre amitié.

Marcel Brouwer.

Comme chaque année, la litanie de l'amateur de randonnée nordique se répète...