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Le Mont Blanc à l'ancienne

Soumis par Membre Cabbrabant le sam, 04/09/1999 - 00:00

Et ce temps se maintiendra ainsi durant les 12 jours passés au gîte Michel Fagot pimpant et rénové. Chouette, très chouette. Quelques entraînements, nous disions-nous, et en route pour le Cervin. Montée au Plan de l'Aiguille (+1200 m) avec traversée vers Montenvers.
Le lendemain, descente de l'ancienne gare de téléphérique, au glaciers, jusqu'à Cham via la cascade du Dard. Quelques pas avec crampons sur le glacier du Trient. Une superbe course PD à l'aiguille du Tours, après une nuit au refuge Albert ler, avec en prime un panorama imprenable du Cervin au Mont Blanc en passant par le Grand Combin, sous un ciel toujours aussi limpide.

C'est bon, tout bon. La forme nous prend, le Cervin nous attend. Souper chez Jean Bouchet notre guide. Elsa Claret-Tournier sa compagne nous a mitonné un festin. Le Cervin, oui peut-être. C'est la météo qui décidera. Mais d'abord, pour évaluer notre état de forme, nous ferons en sa compagnie la Chapelle de la Glières. Une escalade D superbe. Jean s'est fait une idée. Nous commencerons notre aventure par le Mont-Blanc. Il nous avait proposé cette idée dès nos premiers contacts. Oui mais, d'une façon originale par les 3 monts: Tacul, Mont Maudit, Mont-Blanc, avec bivouac sous tente, à l'épaule du Tacul (4050m) et descente par la voie du Goûter. Génial, parce que nous
« traverserons » tout le Mont-Blanc avec un effort bien réparti. En prime, l'expérience inoubliable de se mettre en état de survie,heureusement sous un ciel bleu, avec vue sur Cham dans un environnement d'une beauté féerique. Fabuleux.

Creuser, monter la tente, corvée eau, cad fonte de la neige, cela prend plus de temps que l'on pense soit 3 hrs, surtout lorsque le souffle est court. Une bonne nuit grâce à notre .. Diamox et nous voilà parti sous les séracs du Mont Maudit, le mur de la Côte et enfin le sommet à 10h30. Le grand bleu est toujours présent et multiplie notre bonheur. La vue est superbe. Descente par les « bosses » du Goûter, un ice-tea au refuge du même nom et nous voilà dégringolant l'arrête jusqu'au refuge de Tête-Rousse où nous passerons la nuit.
Et le Cervin ? Après une journée de repos Jean nous informe qu'il est plombé jusqu'à 2500m. Pas de chance ce sera pour l'année prochaine par l'arrête du Lion. Enfin peut-être si ! !

Que retenir de cette douzaine de jours ? Un gîte Fagot et un Alderik accueillant. Une façon originale de découvrir le Mont-Blanc avec un guide innovateur. Une expérience que nous recommandons vivement à tout soixantenaire en bonne forme. C'est un petit investissement largement valorisé.

Alain Borlée et André Stoop.

Arrêt buffet et hôtel à l'épaule du Tacul. Aïe, aïe, aïe çà promet ! Arrivée aux Houches en soirée dans un crachin noir et morbide. Ouf! Grand bleu dès le lendemain.