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Un petit Népalais à l'école grâce à vous

Soumis par Degueldre Jacky le mar, 07/12/1999 - 00:00

...un Sherpa de l'expé belge '99 au Paldor est mort en altitude d'un œdème pulmonaire, provenant vraisemblablement d'une pneumonie mal soignée. Gorgon est hélas mort en laissant un fils, un garçon en bas âge.

Directement touchés par ce drame qu'ils ne purent que déplorer, les compagnons belges du disparu sont revenus bouleversés mais, en gens d'action, déjà porteurs d'une idée. Et je me permettrai d'ajouter, dépassant ici volontairement mon rôle d'interprète de leur projet, une belle et généreuse idée. Tout simplement prendre en charge l'éducation du petit garçon pour les années à venir.
Cette proposition, le Comité du Brabant l'a immédiatement et unanimement avalisée, en votre nom à tous, en se portant garant pour une subsidiation de 12.000 francs par an. En effet 5.000 roupies(*) pour un externe, 25.000 pour un pensionnaire, c'est ce que coûte paraît-il, au Népal, la scolarité annuelle. d'un enfant. Frais de bus non compris dans le cas présent et pour cause : l'école est à plusieurs kilomètres du village où habite le petit garçon mais on ne peut y aller qu'à pied.
* Pour comparaison, le salaire mensuel d'un ouvrier est de 800 à 900 roupies par mois.

... Et grâce à Ecoliers du Monde
La bonne utilisation des moyens financiers engagés sera d'autant plus facile à vérifier que, précisément, nos amis ont fait la connaissance, à Katmandu, d'une enseignante belge installée sur place et correspondante de l'Association "Ecoliers du Monde".
Cette initiative est officiellement reconnue comme "association loi 1901" d'aide
la scolarité des enfants en difficulté. Fondée en France donc, elle a deux antennes européennes, l'une à Paris, l'autre à Bruxelles (contact en Belgique pour en connaître en détail les activités : Mme Ludmilla Decourrière, Vondracek, tel. 02/660.42.33).

Active auprès des enfants népalais et des réfugiés tibétains au Népal, ainsi qu'au Cambodge, "Ecoliers du Monde" travaille dans ce pays avec des personnes proches, qui gèrent directement les fonds envoyés. Objectif déclaré: "prendre en charge financièrement la scolarité d'un certain nombre d'enfants au moins jusqu'à la fin de l'école primaire, ou en aider d'autres à poursuivre leurs études dans le secondaire".

Globalement, les fonds recueillis proviennent d'une part du travail d'une équipe féminine généreuse de son temps et de ses talents créatifs, d'autre part de parrainages individuels ou collectifs, sous forme d'un contrat de prise en charge d'un enfant. Un contrat matériel et moral, tel que celui qu'a donc accepté de souscrire notre section pour cet enfant-là. Mais il y en a tellement d'autres...

Jacky Degueldre

Un homme meurt, un enfant pleure. En octobre dernier, dans des circonstances fatales sur lesquelles d'autres reviendront...