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Editorial par Mont et par Vaux juin 2000

Soumis par Brouwer Marcel le jeu, 01/06/2000 - 00:00

Le Club Alpin a une structure quelque peu excentrique par rapport à une fédération sportive telle que décrite dans ce décret qui vise clairement les sports de compétition, les groupements de clubs, les sports d'équipe. Il y a cependant une certaine logique ou du moins un certain intérêt à s'y conformer. En effet, les choix antérieurs du Club Alpin ont amené celui-ci à dépendre très largement des autorités publiques pour son financement et dans une certaine mesure sa survie.

Nous sommes donc à une croisée des chemins.
Faut-il, coûte que coûte, s'adapter au schéma proposé ? Faut-il désormais ignorer avec superbe la source qui nous a si bien abreuvés d'écus et retourner à une époque où il valait mieux être nanti pour pouvoir pratiquer l'alpinisme ? Existe-t-il un moyen terme et comment faut-il s'organiser pour tirer au mieux notre épingle du jeu ?
Nous pensons, en tout cas, qu'il ne faut pas se lancer tête baissée guidés seulement par un conservatisme rigide.
Nous croyons qu'une réflexion en profondeur sur l'essence de notre association et sur son avenir s'impose. La balance entre les avantages financiers de la urane politique toujours aléatoire et les charges administratives imposées doit être clairement établie.

Il faut aussi tirer jusqu'au bout les conséquences de ses décisions.
Si le Club Alpin s'identifie à une Fédération de Clubs, actuellement représentés par les Sections, ces clubs devront disposer de leur autonomie, gérer leurs finances, acquérir une personnalité juridique, etc ... C'est à dire qu'il faudra procéder à une refonte complète des statuts et modifier les niveaux de responsabilité.
Nous souhaitons que cette réflexion fasse l'objet d'un débat, que les membres puissent s'exprimer aussi sereinement que possible et nous prions donc instamment le Conseil d'Administration du CAB de l'organiser.

Il nous reste à nous excuser pour ces propos un peu sévères au moment où, nous l'espérons, vous rassemblez votre matériel, dévorez les topos, réservez des trains ou combinez des co-voiturages.
Tout ce qui précède n'aurait aucun sens si cela n'avait pour but de vous aider à goûter aux joies des départs au petit matin, des reflets rosés du soleil sur la neige, du grain de rocher sous les doigts, des retours fourbus mais heureux.

Nous souhaitons à tous une brillante saison de montagne ou, à défaut, de très bonnes vacances.

Marcel Brouwer

Il vous est certainement arrivé aux oreilles que la Communauté Française avait voté un nouveau décret concernant les "Fédérations sportives" et notamment leur subsidiation.