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Camp de Montagne 2000

Soumis par Brouwer Marcel le mar, 05/09/2000 - 00:00

Retrouvailles pour certains, découverte de nouveaux visages, accueil des uns pour les autres. Les renseignements et les victuailles sont amicalement partagés.
Le soir, à la première réunion plénière, après les paroles de bienvenue, sont exposés les programmes et projets, dans une atmosphère de hâte à s'élancer et de petite anxiété face à l'inconnu.
Belle journée ensoleillée pour l'école de neige du premier jour d'activité. Glissades acrobatiques, techniques de freinage diverses et même rappel sur objet enfoui dans la neige.
Malheureusement, le temps se gâte déjà le lendemain et nous échappons de justesse à la pluie pour l'école de glace sur le glacier du Trient écrasé sous un ciel de plomb.
Le temps reste orageux ! Notre enthousiasme, le jour suivant, doit se contenter des rochers de Servoz pour aiguiser la forme.
Enfin, c'est parti, tout le monde embarque pour le Montenvert dans le premier train à crémaillère. La marche d'approche se déroule en chanson et les cordées se répartissent entre l'aiguille de l'M et le Petit Charmoz.
Longue journée avec retour tardif aux Houches pour les uns et halte nocturne au refuge du Plan de l'Aiguille pour les autres.
Nous sommes déjà le 06 juillet, le temps est beau mais la météo mauvaise. En attendant les orages prévus pour le soir et la pluie annoncée pour le lendemain, nous nous délectons des itinéraires calcaires sur les lumineuses parois qui dominent le col de la Colombière dans la chaîne des Aravis.
Vendredi 07, le mauvais temps annoncé est bien au rendez-vous mais la météo nous promet une belle journée pour le lendemain.

Nous espérons en profiter au départ du refuge Albert les que nous atteignons juste avant des averses de grêle et des vrombissements du tonnerre.
Hélas, le ciel ne se dégage pas. La nuit passe, orageuse au dehors comme dans le dortoir où un conflit homérique oppose ceux qui désirent ronfler à celles qui souhaitent glousser et caquettes.
Aumatin, il faut bien constater le match nul entre les protagonistes. Il pleut équitablement sur les forces en présence et c'est collégialement que nous attendons une accalmie pour redescendre dans la vallée.
Pour les moniteurs, le reste de la journée se passe au téléphone pour une enquête météorologique.
Chamonix annonce trois jours de mauvais temps. Allo, Zermatt??, mauvais temps sur le Valais. En Oisans ?? mauvais.

Finalement, il pourrait y avoir une fenêtre de beau sur le massif du Mont Blanc le lendemain dimanche.
C'est une chance à saisir ! Tout le monde à la première benne pour l'aiguille du Midi.
Les bennes n'étant pas extensibles et l'information ne nous étant pas réservée, il a fallu patienter quelque peu pour pouvoir embarquer avec le flot des candidats à une belle journée en altitude.
Et nous voilà disparaissant dans le brouillard des cimes à la recherche de l'accalmie programmée.
Grosse affluence sur l'arête de l'aiguille du Midi où se croisent les dégoûtés qui remontent à la station du télé et les désabusés qui descendent pour justifier leur présence à 3800 m. par une petite excursion en altitude. Conciliabule au refuge des Cosmiques entre les motivés qui veulent en découdre et les flâneurs qui se contenteraient bien du grand air malgré la timide éclaircie.

Il y en aura pour tout le monde !
Une cordée de 3 - rapide - pour une arrête des Cosmiques sans histoire.
Deux cordées de 2 - audacieuses - pour le triangle du Tacul. Les autres pour une balade sur le plateau.
Ces derniers, chatouillés par je ne sais quel démon de la montagne se décident, de fil en aiguille, à monter à la pointe Lachenal pour en effectuer la traversée.
De retour sur le glacier, il est déjà bien tard, le brouillard est revenu, la neige se met à tomber et le temps est compté pour atteindre la station du télé.

Ralentis par le vent et la neige qui tombe de plus en plus abondamment, c'est in extremis qu'ils arrivent à se jeter dans la dernière benne, toujours encordés par des nœuds en boules de glace, les crampons à la main.
Quelle délice de trouver place entre les poubelles et les derniers employés de la station qui redescendent leur journée de travail terminée. De retour aux Houches, c'est l'inquiétude pour l'équipe du Tacul. Ils ne sont pas dans la vallée, pas aux Cosmiques, pas à la station supérieure du télé.
Heureusement, grâce à leur endurance et leur sang-froid, ils rejoignent le refuge le matin suivant après une nuit de marche dans le mauvais temps.

La météo reste stable... il pleut des cordes les deux jours suivants. Cela nous a permis de consulter les fascicules techniques de PENSA dont nous avons ramené un jeu complet maintenant disponible à la bibliothèque de section et de préparer tranquillement le repas de fin de stage.
Celui-ci se déroule dans la joie d'avoir récupéré nos quatre compagnons revenus du Tacul en bonne forme, et pour faire honneur aux cuistot(e)s, nous avons arrosé ce repas tout autant que le village des Houches mais pas vraiment avec le même liquide.

Marcel Brouwer

A la recherche du ...beau temps perdu. Au premier jour de juillet, le gîte "Michel Fagot ", voit arriver par petits groupes les participants au stage du Brabant .