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Vélo-Grimpe 2010

Soumis par Goovaerts Monique le dim, 21/03/2010 - 00:00

Nous espérions tous une météo printanière et c’est une humidité très belge, à mi chemin entre brume et crachin qui accueillit les cyclistes devant la Basilique à 9h15.
....Claire, Eliane, Régine, Edouard, Julien, Léon, Luc, Paul, Pierre, Roland, Yves et moi, onze cyclistes prêts à suivre notre guide du jour, Roland, entre Koekelberg et la salle Klimax à Puurs. Il ne nous faut pas longtemps pour quitter la ville : le parc Roi Baudouin et ses bois du Poelbos et du Laerbeek sont de beaux traits d’union entre ville et campagne…et déjà l’occasion de mettre les vélos à l’épreuve : un déraillement, vite réparé puis une chaîne qui rend l’âme contraint Régine à l’abandon.
Dix cyclistes reprennent le chemin, derrière leur guide du jour, Roland. L’itinéraire devient sportif : terre boueuse, ornières pleines d’eau, belles flaques et quelques jolies montées dans cette région qui n’est pas encore totalement le plat pays. Certains trouvent qu’on pourrait y ajouter un peu de piquant : un clou dans le pneu arrière de Julien fera l’affaire ! Heureusement, prévoyant, l’infortuné cycliste avait une chambre à air adaptée et la réparation est vite faite….. Presque aussi vite que le nouveau dégonflement du même pneu au même vélo. La seconde réparation fait penser au travail de certains ouvriers : deux qui travaillent et les neuf autres, autour, qui regardent et dissertent. « Le vélo, c’est du sport en chambre ». « Il ne manque pas d’air ». « Les grimpeurs sont gonflés »…
« Voilà 67 minutes que nous sommes partis : nous avons roulé 36 minutes et avons été à l’arrêt 31 minutes ; à ce train-là, nous ne serons jamais à Puurs ! » : notre guide nous rappelle à l’ordre.
Le vélo de Julien est équipé d’une nouvelle chambre à air, et la petite troupe repart. L’itinéraire concocté par Roland fait la part belle aux chemins de traverse, parfois asphaltés, mais le plus souvent en terre. L’eau est présente sous des formes diverses : venant du ciel, en ruisseau accueillant (elle était bonne, Luc ?), en flaques plus ou moins profondes, dans les étangs et rivières pour le plaisir des yeux, et dans nos gourdes… un comble alors que le pays traversé regorge de brasseries dont certaines ne manquent pas d’humour en ce jour riche en eau (brasserie Palm…)….
Je passerai les détails sur les deux billets de parterre : Pierre, dans la terre et par Eliane sur le béton.
Croyez-moi, même si vous êtes de ceux pour qui cela peut paraître impossible, malgré la pluie, malgré les avatars, malgré les bobos, nous sommes heureux de pédaler ensemble !
Vers 13h15, nous arrivons à la cafétéria du centre sportif où se trouve Klimax. Eric, qui avait proposé d’être notre soutien logistique, nous y a devancés de même qu’Anne, venue nous rejoindre pour le pique-nique et la partie grimpe. Alors que nous sommes attablés dans cette cafétéria admirablement tenue par un couple bien sympathique, nous avons la joie de voir apparaître Régine, qui, après avoir ramené son vélo déchaîné chez elle, nous rejoint pour la partie grimpe.
Roland se plie à la tradition du gâteau d’anniversaire que nous partageons et nous chantons tous. Cette chorale improvisée aura pour mérite d’éloigner la pluie pour le trajet retour !
A Puurs, la salle d’escalade sur structure artificielle offre aux grimpeurs deux options : s’adonner à leur sport favori à l’intérieur de façon conventionnelle, ou grimper en extérieur et en tête.
C’est le choix d’Edouard, Yves, Anne, Luc, Julien et Régine.
La découverte d’une nouvelle salle est toujours un chouette moment : se repérer, lire les voies, tâter les prises, apprécier le travail des ouvreurs, voilà autant de raisons de vivre l’expérience, et Klimax offre en plus l’adrénaline des voies faites en tête !
Trop rapidement, l’heure du retour vers Bruxelles sonne.
Eliane abandonne les cyclistes pour continuer à grimper avec Eric.
Et… neuf cyclistes se mettent en route derrière leur guide, Roland. Le retour est plus direct, moins humide et plus rapide. Les kilomètres qui s’additionnent se font sentir dans les cuisses de l’un, à l’arrière-train d’autres et si certains sentent l’écurie, plusieurs voient leurs forces décupler lorsqu’arrive le village de Kobbegem, lieu de brassage des bières Mort Subite. L’arrêt est obligatoire : le village joli et la bière goûteuse ! Le retour vers la Basilique se déroule sans soucis et les dix cyclistes se retrouvent au point de départ vers 19h15, fatigués, mais heureux !
Merci, Roland, pour ce bel itinéraire, Eric, pour la logistique efficace et Edouard, pour la bière !
Pour le 6ème défi vélo-grimpe, j’ai déjà ma petite idée… Rendez-vous l’an prochain et d’ici-là, entraînez-vous.
Monique (vélo of course…cycliste)

Dimanche 21 mars, début du printemps, c’est la date qui avait été choisie pour le cinquième défi vélo-grimpe.