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Rassemblement au Caroux – avril 2012.

Soumis par Membre Cabbrabant le 15 April 2012

Planter la tente, mini-sieste… ; Guy et Yves m’emmènent tâter de ce beau granit. Quelques minutes de marche dans les gorges d’Héric et nous nous trouvons au pied de la Tête de Braque que nous entamons par l’arête, voie normale. Trois belles longueurs plus haut, cotées AD dans le topo, le museau du chien de pierre se détache sur le ciel d’un bleu comme on en trouve seulement dans le midi. Deux petits rappels et descente par le ravin. Magnifique entrée en matière. Au retour, passage obligé par l’auberge du Caroux à Mons-la-Trivalle ! Retrouvailles au camping de Tarrassac ; les participants au rassemblement sont au complet. La température est fraîche et un briefing général s’improvise dans l’auvent d’Eric et Michèle.
Dimanche 15/4/12, le Minaret a bien décidé de nous narguer ! Ce jour-là, le chemin du Cabalet inférieur s’est mué, comme par magie, en chemin du Cabalet supérieur… ; je passe sur les quelques variantes, nous permettant de crapahuter à travers bois, ravins, rochers…. Petite photo souvenir, au passage, au sommet du Roc de Peyris. Mais, ce n’est pas là que nous voulions aller ?! Vraiment sauvage, ce Caroux ! Quand nous nous retrouvons enfin au pied du Minaret, pour l’entamer par l’arête Nord, il se met à pleuvoir. Yves fait quelques essais ; mais le rocher est vraiment trop glissant. Le Minaret reste invaincu…
Lundi, la météo se déchaîne. Impossible de grimper ! Guy, qui connaît le Caroux comme sa poche, nous improvise une rando-visite-guidée du départ des voies, qui s’avérera très utile… Au retour du village d’Héric, quelques intrépides inventeront à nouveau une variante aux chemins classiques, trop confortables, renseignés dans les topos… En somme, dans le Caroux, on ne se perd jamais ; c’est le chemin qui brusquement, ne continue plus ! Alors, à chaque fois, on sort la carte, le topo et la boussole, pour constater que le paysage qui nous entoure ne correspond en rien à ce qui y est décrit ; puis, on tourne en rond d’un air inspiré, invoquant la « Femme Allongée », la légendaire Cébenna, fille d’Hercule, pétrifiée dans les parages, dit-on, pour avoir péché par amour. Ensuite, on se trouve un petit ravin pour redescendre jusqu’à la rivière ; on la suit, on la traverse… ; d’accord, c’est mouillé dans le fond.., mais on finit toujours par arriver quelque part ! Cela permet même parfois de rentrer avant la nuit… ! pfff, même pas eu besoin de la frontale !
Mardi, le beau temps est de retour. Yves nous annonce au déjeuner qu’il a un compte à régler avec le Minaret ! Il nous emmène, Pierre-Yves et moi, cette fois sans détour, jusqu’au pied de l’arête Nord Difficile à très difficile selon le topo, qui annonce de nombreuses variantes. Dalles, arêtes, dièdres entre 4 et 5+, se succèdent. Un peu de gaz en franchissant une grosse écaille décollée sous un surplomb… Six longueurs, quelques anciens pitons et beaucoup de coinceurs plus loin, le sommet est en vue. Un dernier petit effort assez aérien, et nous y voici. Photo des grimpeurs heureux ! Sublime ascension ! Ensuite descente en rappel par la brèche rejoignant le ravin Nord (casse-gueule) menant au chemin du Cabalet inférieur.
Mercredi ; une petite dernière pour la route : l’Arête du Roc Marre, que l’on découvre plongeant sur le torrent, à quelques mètres en aval du premier pont des gorges d’Héric. Il paraît que la veille, lors de la soirée-resto quelque peu arrosée (« Chez Hugo » à Lamalou-les-Bains, à recommander), j’aurais promis de grimper en tête. Ah bon… ?! Comme Yves et Guy semblaient tellement convaincus, je me suis lancé dans la première longueur… Oups, plutôt glissante ! Yves passe en tête dans la longueur suivante, franchement verticale, mais le rocher est toujours bien adhérent. Yves et Guy m’ont ensuite réservé le plus beau passage en tête, un beau dièdre sous une écaille surplombante, suivie d’une belle dalle inclinée avec tout ce qu’il faut où il faut… et vue imprenable sur le torrent ! Une fissure en Y pour terminer, quelques gros rochers, et nous prenons pied sur le sentier des Gardes. Retour au camping et embarquement immédiat pour la Belgique. Nous laissons là les quelques veinards qui terminent la semaine.
Merci à Edouard pour l’organisation du rassemblement…et pour les petits croissants du matin ; à Eric et Michèle pour nous avoir permis d’installer le quartier général dans leur auvent ; à Guy et Yves de m’avoir fait découvrir ce magnifique massif du Caroux ; et à tous pour l’ambiance et la bonne humeur partagées tout au long de ce (trop) court séjour.
NB : Ce que les topos ne disent pas : l’ « Auberge du Caroux », à l’ombre de son platane centenaire à Mons-la-Trivalle, ouvre tous les jours… à partir de 17H (Ben oui, la sieste, ça se respecte !) Fermé le dimanche et le lundi. Si vous voulez y prendre un repas le soir, il suffit de vous y prendre 3 jours à l’avance ! Eh oui, ici, il faut être prévoyant ! …et avec l’accent du midi en prime !

Didier

Après une nuit de route, le massif du Caroux se détache enfin sur l’horizon, émergeant de la brume matinale.

Caroux