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Une délicieuse course d’entrée de saison.

Soumis par Mariamé Philippe le 8 August 2012

En combinant les souhaits de chacun (dénivelé et difficulté raisonnables notamment), nous avons finalement choisi d’aller à l’Allalinhorn - Allalin pour les intimes - (4027m). C’est un petit sommet essentiellement neigeux qui domine le fond de la vallée de Saas Fee et qui peut se gravir d’une bonne demi-douzaine de manières. Son altitude moyenne et sa position centrale dans le massif en font un belvédère remarquable.

Nous avons opté pour une traversée en montant par l’arête est (Hohlaubgrat) à partir de la cabane Britannia (3029m) et en descendant au Feejoch (3820m) par une large pente de neige. La course a été réalisée en deux cordées en profitant d’un temps magnifique. L’arête est essentiellement neigeuse et ne présente pas de difficulté mise à part une barre de mauvais rochers d’une vingtaine de mètres de haut juste sous la partie terminale qui est quasi horizontale. Les rochers sont équipés de points d’ancrage sans doute pas vraiment canoniques mais suffisants. Il y a notamment deux robustes barres vraisemblablement forgées et installées au début du siècle passé.

Au Feejoch, le groupe s’est séparé. Daria et Martine sont descendues vers Felskinn par la voie normale du versant nord puis en longeant les pistes aménagées pour la pratique du ski d’été et de là directement à Saas Fee par les remontées mécaniques. Bernadette, Jean-Michel et moi avons traversé le Feechopf (3888m) en suivant son arête est qui est rocheuse et dont l’allure est assez rébarbative. Mais les rochers sont en fait plutôt solides sur le fil de l’arête et l’escalade se révèle très plaisante. De là, nous sommes descendus tranquillement par la neige à l’Alphubeljoch et de là à Täschalp (via la Täschhütte pour une bière bien méritée !) et enfin à Randa (soit 2800 mètres de descente très variée). Cette traversée de l’Allalinhorn d’est en ouest (de la cabane Britannia à la Täschhütte) est tout à fait recommandable ! Elle n’est cependant que suggérée dans les vieux topos du CAS (édition 1978) et ne figure pas dans l’édition plus récente (2004) du Guide du Valais.

Accessoirement, nous avons été frappés par le peu de monde dans les refuges. En plein mois de juillet, la cabane Britannia n’était occupée qu’au tiers de sa capacité environ malgré une météo excellente. Quant à la terrasse de la Täschhütte, elle était strictement déserte au beau milieu de l’après-midi ! Il y a de quoi de poser des questions sur le devenir de l’alpinisme classique et même de la randonnée alpine !

Philippe Mariamé

(légende pour la 204 a: Le Hohlaubgrat de l'Allalinhorn vu du bas du Hohlaubgletscher).
Amicalement,

Philippe

DECOUVERTE DE LA HAUTE MONTAGNE
Que du bonheur d’avoir rejoint le rassemblement à Randa organisé par Philippe.
N’ayant aucune expérience d’alpinisme de haute montagne mais désireuse de pouvoir cramponner, escalader, réaliser un sommet (4000m), j’ai eu la chance d’être épaulée par l’expérience des plus anciens. Il ne va pas sans dire que je m’y étais préparée. Escalade en salle et à l’extérieur, stage de premier de cordée, vélo pour l’endurance et le souffle, et une semaine d’acclimatation aux Contamines coachée par Daria. En accord avec le groupe nous avons réalisé de très belles sorties, entre autre l’Allalinhorn (4027 m) par l’arête Nord /Est (Hohlaubgrat). Arrivée au refuge Britannia (3030m) en fin d’après-midi. Départ à 5h30’ à la lueur des lampes frontales. Voie superbe en neige et mixte. Arrivée au sommet vers 11h. Toutes les conditions étaient réunies pour réussir ce sommet. Mon rêve a pu se réaliser.
Je ne les remercierai jamais assez : Daria, Bernadette, Jean-Michel, Philippe. Rentrée à Bruxelles avec un goût de trop peu mais avec de magnifiques images et sensations dans la tête. N’est-ce pas le principal ?
Martine Arts

Rassemblement montagne de Randa : Daria, Martine, Bernadette, Jean-Michel et Philippe.

Randa