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Cet été , je voudrais qu'on parte à 2, mais............

Soumis par Schoboboda Alain le 26 July 2014

Voilà en substance, ce que me demandait ma fille Sarah, l'année de ses 20 ans. Difficile de résister à une demande si spontanée d'un enfant, alors que souvent à cet âge, ils s'émancipent avec leurs copains-copines. La demande étant légitime et élogieuse, il m'appartenait d'être à la hauteur (pas des sommets, mais de l'idée d'aventure). Force est de reconnaître personnellement qu’on n'a plus 20 ans -on ne peut pas naître et avoir tété!- mais nonobstant, l'envie de bouger reste chez moi, un besoin immuable. Alors donc, passé le catalogue "Vie dans la nature en 365 jours" de l'excellent célébrissime chose que j'ai bien connu, j'ai sorti le grand jeu: "Et si nous partions à vélo? Pour plusieurs jours sur un parcours balisé, en autonomie (et non pas en autarcie), en y ajoutant quelques visites culturelles ?"
La réponse a fusé en bon français: YES !
Il m'appartenait de trouver le bon endroit: inspiré et conseillé par mon ami Marc M, grimpeur et cyclo randonneur de longue date, l'idée me vint de parcourir la Loire à vélo, sur l'excellente véloroute Eurovelo 6 Nantes-Budapest. Très modestement, nous nous sommes limités au tronçon Saumur-Nevers (600km), le long du fleuve le plus sauvage de France, ruban d'eaux changeantes bordé de mille merveilles architecturales. Et la recette du "sucré-salé /vélo-visites" a accroché, d'autant que le parcours est très sécurisé et les lieux visités adaptés à l'accueil des cyclo-randonneurs! Nous n'avions pas de programme fixe : la météo, la beauté et l'intérêt des lieux parcourus, le mal aux fesses, la recherche de camping et de ravitaillement nous dictaient le tempo quotidien (en moyenne 60km/jour). Fontevraud, Chinon, Ussé, Villandry, Tours, Amboise, Chenonceaux, Chaumont, Blois, Chambord, Orléans, Germigny, Sully, Briare, Buranlure, Sancerre, La Charité: Sarah s'est régulièrement exclamée du bonheur de ces découvertes de terroir pur jus du 13h de TF1!
Ajouter à cela, que l'improbable équipée Père-Fille amène moult commentaires des personnes rencontrées: que d'admiration ressentie quand on nous interroge sur notre origine ("on vient de Belgique: Oh! On est parti de Saumur: Ah!"), notre but, nos distances parcourues, nos bagages ("oui, Papa cuisine: Oh! Ce sont des lyophilisés: Ah!" -merci Sarah).
Le bonheur de la randonnée itinérante réside aussi pour beaucoup dans la part de l'inconnu, de l'inattendu, du non programmé; et l'inattendu s’imposa lorsqu’un camping fermé, prévu pour l'étape nous fit parcourir ce jour-là 112km pour arriver au suivant (sans trop de réclamation de ma descendance...). Le sommeil est vite trouvé en ces occasions.
L'expérience a porté ses fruits car depuis (et c'est devenu un pèlerinage annuel) nous avons remis le couvert déjà par 2 fois, en parcourant le canal de Nantes-Brest (que je recommande vivement), enchaîné par le tour du Golfe de Morbihan -tout cela sous un ciel "bleu-schtroumpf" permanent (690km), et cette année par un débarquement en Normandie de Cherbourg à Saint-Malo (450km), cette fois sous une météo plus conforme à la réputation régionale (au fait, connaissez-vous le dicton normand: "Mieux vaut qu'il pleuve aujourd'hui qu'un jour où il fait beau").
Quelque peu mis à l'écart des randonnées pédestres ces derniers mois, par la force (ou plutôt la faiblesse) de certaines choses, le vélo m'est devenu davantage coutumier dans mes sorties; Brigitte, ma tendre moitié, a souhaité m'accompagner dans la discipline et nous avons entrepris de redécouvrir la Belgique et environs sous ce nouvel angle. La voie verte de Charleville-Givet est une merveille en la matière: un bitume très roulant, un balisage sans faille et un profil hyper plat (hormis une côte à Chooz qui donne chaud). Parti d'Agimont -question pratique de parking- empruntant le train à Givet, en s'écartant à 2-3 occasions avec étape à Revin, notre compteur affichait 105km. Excellent test pour la suite.
Comme première grande expérience, le Tour de Bourgogne fut retenu, via le canal de Bourgogne, la Voie des Vignes, la Côte Chalonnaise, la Voie Bleue, le canal du Centre, le Val de Loire et le canal du Nivernais (960km avec les détours et comme dans la chanson: y'a pas que les draps qui s'en souviennent, les fesses aussi!, hein Félicie?)
En conclusion: si la météo n'est pas bonne pour grimper (et que vous n'aimez pas grimper en salle), que votre humeur ne vous tourne pas à marcher, que votre belle-mère débarque chez vous pour une semaine, que vous n'êtes pas convoqué comme assesseur au bureau de vote, .....Alors partez pédaler!
A consulter:
La Promenade Verte de Bruxelles: http://www.bruxellesenvironnement.be/Templates/Particuliers/Informer.as…
En Wallonie:
http://mobilite.wallonie.be/home/politiques-de-mobilite/wallonie-cyclab…
En Flandre:
http://www.fietsnet.be/routeplanner/default.aspx
En France:
http://www.eurovelo6.org/rubriques/gauche/ev6-cest-quoi
http://www.francevelotourisme.com/base-1/itineraires
http://www.af3v.org/
Mais aussi:
http://www.routeyou.com/fr-be
http://velo-reparation.fr/
A écouter: "A bicyclette" d'Yves Montand (ancien grimpeur?!)
Alain Schoboboda

....mais, pas en montagne avec un sac à dos!