
Séjour en Normandie :
Du 28 mai au 1er juin
Nous
étions 16 à être accueillis par Jean-Luc, notre guide à tous et Gerlinde,
notre génie culinaire.
6 hommes, 12 femmes … ce qui n’atteint pas la parité rêvée… et légale !
Que font donc les hommes pendant leurs jours de congé ?
A
une douzaine de kilomètres au S.O. de Rouen, dans le parc naturel régional
des boucles de la Seine Normande, près du petit village de St Pierre de
Manneville, un sympathique gîte « Panda » fût mis à notre disposition
pour la durée du séjour. Situé
à la lisière de la forêt de Roumare, ce chalet de bois est aménagé pour
une vingtaine de randonneurs. Visages
connus, d’autres nouveaux ; le plus jeune, Florent a 20 ans ;
la plus âgée est … l’auteur de ces lignes !
Un
premier apéro, agréable petit vin rouge, et des cubes de fromage, nous
réunit autour des tables du jardin. Puis
un repas de charcuterie et de salades … nous amène à faire plus ample
connaissance. Et chacun installe
son petit nid nocturne… Ouf ! pas de ronfleurs parmi les 18.
Pendant
3 ½ journées, nous fîmes de superbes balades, par les monts et vaux, par
les champs et les bois, et toujours, retrouvant en un clin d’œil de brumes
et d’eaux, le large fleuve qui nous vient de Paris et s’en va vers Le
Havre. Les hauts arbres feuillus, chênes, charmes,
frênes, hêtres, nous donnent une ombre bienveillante, et les tapis de
fougères une fraîcheur de verdure.
Des vergers aussi, où les cerises commencent à rougir…
Béa
ne se sent plus de joie, la maraude fait partie des ses souvenirs d’enfance.
Florent, à l’œil vif et attentif, repère les mulots cachés sous les feuilles,
des biches en éveil dans les futaies et même un grand cerf aux nobles
bois. Il apprivoise un chien au
pelage miel qui gambade le long du fleuve et un chaton perdu au bord d’un
champ.
Jean-Luc
nous fait admirer hérons, cormorans et cigognes.
Pascal
nous parle du parc écologique de la Marache dont il s’occupe activement.
Ginette
et Pierre, marcheurs énergiques, s’entraînent pour leur prochain trekking
au Ladakh.
Claire
suit son rythme dans les montées, mais nous rattrape sur terrain plat,
elle égaye nos soirées par de jolis airs d’accordéon.
Les groupe se font et se défont le long des sentiers, ce qui nous permet
de faire plus ample connaissance.
C’est
aussi les pays des Abbayes, que Jean-Luc a très agréablement et très culturellement
intégrées à nos randonnées :
Les saisissantes ruines de l’abbaye de Jumièges, dont l’histoire remonte
à l’époque mérovingienne, fût fondée par St Philibert en 654 et régie
par la règle de St Benoît. Deux
grands sanctuaires dressent leurs tours et leurs arcades romanes :
l’église Notre-Dame (XIème-XIIIème) et l’église St-Pierre (XIème-XIVème).
L’abbaye
de St Wandrille de Fontelle, où la vie monastique bénédictine fût rétablie
en 1834 et y est toujours présente.
L’abbaye
de St George de Boscherville, modeste abbaye seigneuriale, d’une très
belle homogénéité architecturale.
L’après
midi du samedi fût laissée « temps libre » ; la majorité
d’entre nous, par petits groupes, choisit de se rendre à Rouen, où l’extraordinaire
« gothique rayonnant » dresse ses tours et ses clochers. Comme par hasard, on se retrouva à 12, autour
d’une table de bistrot de la vieille ville, se désaltérant avec joie,
d’un cidre frais et parfumé.
Chaque
soir, nous nous retrouvons autour de la longue table, pour d’excellents
et consistants repas, après avoir patiemment fait la file aux douches
puis savouré notre vin-rouge-fromage-salami ; en évoquant,… entre
autres, le grand sujet d’actualité belge, c-à-d … les résultats des élections ;
Jean-Marie remettant adroitement les dérives « partisanes »
à leur juste place…. c-à-d « au centre » !
Un
violent orage salua notre dernière nuit.
Eclairs, tonnerres, averse ;
tout y fût, même la coupure de courant jusqu’au lendemain midi.
Dernier
jour. Après le lunch « restes
accommodés » de Gerlinde, bagages et nettoyages par équipes, pour
laisser un chalet pimpant et garder la réputation de propreté à notre
« belgitude », on se fît des tas de bisous sonores et des promesses
de se revoir.
Au
plaisir
Loulou