
Pourquoi le Grand Paradis ?
L’année passée, je suis partie avec mes parents dans
les Pyrénées. Nous y avons fait de la randonnée du
côté de la brèche de Roland. Malgré les refuges
inconfortables, les paysages étaient tellement à couper le
souffle que j’ai demandé à mes parents pour faire un
vrai sommet, en glacier !
A ma grande surprise, ils ont très vite accepté et promis
de m’emmener au grand paradis pour mes 13 ans !
Comme entraînement, j’ai du courir le soir, faire des randonnées
dans le Vercors et même faire une « école de glace »
!
Au refuge Victor Emmanuelle : réveil matin à 4heures ! Manque
de bol : mon beau-père (René) n’a apparemment pas très
bien digéré les « pasta » du refuge. Notre guide
du jour est donc sérieusement ralenti…
Le sommet n’est pas aussi simple qu’il en a l’air, la
montée est longue et raide pour un premier sommet. Avec mes crampons,
mon piolet, tous mes vêtements, mon casque trop serrant, mes guêtres
inutiles, mon énorme sac et l’effet de l’altitude, je
n’en pouvais plus ! Râleuse jusqu’au bout, je suis parvenue
au sommet où nous avons été accueilli par une foule
de personnes… Mais au lieu d’admirer le paysage magnifique qui
nous entourait, j’ai préféré m’allonger
sur… une corniche ! Je m’en sors malgré tout vivante
! C’est là que je me suis rendue compte de ce qu’est
la vraie montagne et ce qui différencie le Mont Saint-Michel du Grand
Paradis.
Après quelques mois, j’en garde un très bon souvenir,
mais j’ai tout de même hésité sur le moment à
mettre fin à ma carrière d’alpiniste, mais finalement,
je me suis dit que j’étais trop jeune pour arrêter…
Il me reste encore le Kilimandjaro à découvrir.
AU SOMMET SUIVANT !!!
Par Nina
Le
(Grand) Paradis à 13 ans

Chers amis, je vous livre ici le récit d’une ascension que beaucoup
d’entre vous connaissent sans doute fort bien. Ce grand classique est
vu ici sous l‘ angle rafraîchissant de la jeunesse.
René Lemoine