
Jacques et Patrick
Après avoir gravi le mont Aiguille par la voie normale en 2005 avec
le spéléo-club de Bruxelles Les Stalacs, Patrick me suggère
de remettre ça par une voie moins courue et plus « escalade ».
C’est donc cet été 2007, qu’on s’est donné
rendez-vous au pied du Mont Inaccessible.
Le temps est superbe mais un peu frais. Après avoir consulté
les 2 topos que nous avons, notre choix est fait, on va au sommet par la voie
des « Gémeaux » D+, 150m, 6 longueurs entre le IV et le
V suivi de 2 longueurs en corde tendue de niveau IV max pour la sortie jusqu’au
plateau sommital.
Lorsque vous descendez de Grenoble vers le sud par la N75, vous découvrez
cette particularité du Vercors qu’est le Mont Aiguille, splendide
éperon de 2.087m qui se dresse majestueusement, isolé des plateaux
du Vercors.
Nous voici en route vers la Richardière, au bout du village un chemin
carrossable mais néanmoins fort accidenté, nous mène
à un parking (1.057m). Nous empruntons le chemin du tour du Mont Aiguille
vers le col de l’Aupet (1.653m +/-1h15 d’approche). Du col de
l’Aupet, nous progressons dans un pierrier jusqu’à la voie
normale (plaque commémorative des 500 ans de la première ascension).
Nous longeons le pied du Mont vers le sud et trouvons facilement le départ
de la voie. Le départ est chaud, un pas technique de V que l’on
sort les deux doigts dans le nez (on apprendra par la suite que le pas «
réel » est un rien plus à gauche) ensuite relax jusqu’au
premier relais. Puis une belle succession d’escalade tantôt en
dalles, tantôt en fissures, quelques passages pleins gaz, tout cela
sur un rocher presque parfait. Quelques coinceurs et sangles sont les bienvenus,
car l’équipement est parfois fort espacé, les relais sont
équipés (encore faut-il les trouver ! e.a. le 6ème) mais
nécessitent parfois un complément.
Profitez du paysage au sommet et n’hésitez pas à rejoindre
le point le plus haut côté Grenoble.
Nous avons choisi d’éviter la descente habituelle et ce long
pierrier au profil d’une légère désescalade à
l’extrémité sud/sud-est, suivie d’un chemin escarpé
nous ramenant vers les rappels côté Vercors. Passer auprès
d’une arche visible de la voie de montée
Question timing, comptez plus ou moins 8 h, de parking à parking, en
prenant le temps de pique-niquer au sommet.
Il faut savoir aussi que presque toute l’escalade se fait à l’ombre,
attention à certaines matinées fraîches ou brumeuses,
le rocher reste froid longtemps !
De superbes sensations, des splendides paysages sur les plateaux du Vercors, du Grand Veymont, des Ecrins et du Trièves font que cette escalade nous a permis de passer une journée sportive des plus agréables.
Jacques moniteur d’escalade d’Evolution
Verticale et spéléo au spéléo-club Les Stalacs
.
Patrick moniteur d’escalade et secrétaire d’Evolution Verticale.















