LA
HRP : Une Ballade tranquille !
Le
lac puis le refuge de Gaube sont facilement atteints, avec un ciel couvert
et un peu de brouillard. Au col avant le refuge de Baysselance les rafales
de vent et la neige sont au rendez-vous, la visibilité 20m maxi. Pas de
chance, le refuge est en reconstruction et il est 18h. Nous hésitons à passer
la nuit dans une grotte proche, l’option tente est choisie. Le vent secouera
la tente toute la nuit. Ce 1er bivouac laisse un souvenir bien
froid.
Descente
le lendemain vers le «Cirque de Gavarnie», je renonce à la brèche de Roland,
le brouillard est dense et il pleut, nous rejoignons le refuge des Espugettes
facilement mais toujours dans le brouillard. Demain la météo sera meilleure
nous dit-on.
Ce
jour l’étape nous porte vers le beau lac des «Gloriettes», avec un soleil
franc comme on l’aime, le bivouac du soir sera des plus agréables. Nous
poursuivons vers le «Cirque de Troumousse» qui vaut le détour. Une petite
bière aux «Chapelles de Héas» et remontée vers la cabane de «l’Aguilla».
Les points d’eau pour les bivouacs sont nombreux. Cette nuit il y aura 3
tentes et un ciel étoilé.
Chaque
passage de col nous découvre les crêtes superbes des Pyrénées. Paysage varié
de roches et de verdure. Ouf ! beau temps toute la journée. L’accès
au refuge de «Baroude» est escarpé à souhait, la paroi longée est un remarquable
granit, et j’ai plaisir à imaginer les voies à faire ici. Nous installons
notre bivouac près des lacs et nous soupons d’une délicieuse Gabure au refuge.
Aujourd’hui
nous passons la frontière espagnole, le soleil et la chaleur sont les maîtres
du jour. La descente vers Parzan est longue et torride. Sur ce trajet un
peu difficile tout en schiste, les rencontres sont rares. A Parzan le ravitaillement
est possible.
Une
journée bien chargée pour la longe remontée au col du «Passo Caballos»
et descente dans les alpages vers le refuge de « Viados ». En
Espagne il faut vraiment être hors de vue pour installer un bivouac, ce
que nous rappelle gentiment le gardien.
Au
programme « Viados -- La Soula». Départ facile à flanc le long
d’un torrent, puis montée abrupte et à vue pour
le meilleur cheminement de part et d’autre du torrent, il y a quelques cairns.
Au col d’ «Agues Tores» nous repassons en France vers La Soula par les pierriers,
les éboulis, ensuite les ‘’pla’’, nous
ne rencontrons personne, la HRP est une route ardue souvent sans balisage.
Bivouac près du refuge. Le temps est à nouveau couvert.
Nous
montons de «La Soula» vers le barrage des «Caillauas», la visibilité est
faible, nous arrivons sous le barrage sans l’avoir vu !! Les cairns sont difficiles à trouver, la boussole
et l’altimètre sont indispensables. La course continue ; en gravissant
un énorme pierrier puis une moraine, nous arrivons ensuite sur le glacier
des «Gours blancs».
Pour
rejoindre le refuge du «Portillon», le manque de visibilité et une petite
erreur de lecture de carte nous font prendre le côté sud du lac du Portillon
sur un flanc rocheux fort exposé. Nous ne verrons pas ce lac tellement le
brouillard est dense. Depuis le glacier, quatre randonneurs nous suivent ;
un coup de vent avait emporté leur carte ! Nous n’atteignons le refuge
du Portillon que vers 20h. Ce soir nuit au refuge.
Nous
marcherons encore 2 jours pour rejoindre Bagnères de Luchon via le col de
«Cécire». Nous aurons fait en 12 jours de marche
des dénivelées positives de 7111m, et négatives de 8057m.
Claire & Edouard
Deramée
