LA HRP : Une Ballade tranquille !

Le 13 juillet Claire et moi rejoignons la Haute Route Pyrénéenne. Le sentier choisi va du «Pont d’Espagne» vers Bagnère de Luchon en autonomie. Nous emportons  le topo et les cartes IGN 1748OT, 1748ET, 1848OT

Le lac puis le refuge de Gaube sont facilement atteints, avec un ciel couvert et un peu de brouillard. Au col avant le refuge de Baysselance les rafales de vent et la neige sont au rendez-vous, la visibilité 20m maxi. Pas de chance, le refuge est en reconstruction et il est 18h. Nous hésitons à passer la nuit dans une grotte proche, l’option tente est choisie. Le vent secouera la tente toute la nuit. Ce 1er bivouac laisse un souvenir bien froid.

Descente le lendemain vers le «Cirque de Gavarnie», je renonce à la brèche de Roland, le brouillard est dense et il pleut, nous rejoignons le refuge des Espugettes facilement mais toujours dans le brouillard. Demain la météo sera meilleure nous dit-on.

Ce jour l’étape nous porte vers le beau lac des «Gloriettes», avec un soleil franc comme on l’aime, le bivouac du soir sera des plus agréables. Nous poursuivons vers le «Cirque de Troumousse» qui vaut le détour. Une petite bière aux «Chapelles de Héas» et remontée vers la cabane de «l’Aguilla». Les points d’eau pour les bivouacs sont nombreux. Cette nuit il y aura 3 tentes et un ciel étoilé.

Chaque passage de col nous découvre les crêtes superbes des Pyrénées. Paysage varié de roches et de verdure. Ouf ! beau temps toute la journée. L’accès au refuge de «Baroude» est escarpé à souhait, la paroi longée est un remarquable granit, et j’ai plaisir à imaginer les voies à faire ici. Nous installons notre bivouac près des lacs et nous soupons d’une délicieuse Gabure au refuge.

Aujourd’hui nous passons la frontière espagnole, le soleil et la chaleur sont les maîtres du jour. La descente vers Parzan est longue et torride. Sur ce trajet un peu difficile tout en schiste, les rencontres sont rares. A Parzan le ravitaillement est possible.

Une journée bien chargée pour la longe remontée au col du «Passo Caballos» et descente dans les alpages vers le refuge de « Viados ». En Espagne il faut vraiment être hors de vue pour installer un bivouac, ce que nous rappelle gentiment le gardien.

Au programme « Viados -- La Soula». Départ facile à flanc le long d’un torrent, puis montée abrupte et à vue pour le meilleur cheminement de part et d’autre du torrent, il y a quelques cairns. Au col d’ «Agues Tores» nous repassons en France vers La Soula par les pierriers, les éboulis, ensuite les ‘’pla’’,  nous ne rencontrons personne, la HRP est une route ardue souvent sans balisage. Bivouac près du refuge. Le temps est à nouveau couvert.

Nous montons de «La Soula» vers le barrage des «Caillauas», la visibilité est faible, nous arrivons sous le barrage sans l’avoir vu !!  Les cairns sont difficiles à trouver, la boussole et l’altimètre sont indispensables. La course continue ; en gravissant un énorme pierrier puis une moraine, nous arrivons ensuite sur le glacier des «Gours blancs».

Pour rejoindre le refuge du «Portillon», le manque de visibilité et une petite erreur de lecture de carte nous font prendre le côté sud du lac du Portillon sur un flanc rocheux fort exposé. Nous ne verrons pas ce lac tellement le brouillard est dense. Depuis le glacier, quatre randonneurs nous suivent ; un coup de vent avait emporté leur carte ! Nous n’atteignons le refuge du Portillon que vers 20h. Ce soir nuit au refuge.

Nous marcherons encore 2 jours pour rejoindre Bagnères de Luchon via le col de «Cécire». Nous aurons fait en 12 jours de marche des dénivelées positives de 7111m, et négatives de 8057m.

Claire & Edouard Deramée


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