
Bonjour,
Cet été, j'ai eu la chance et le plaisir de pouvoir marcher dans
la région des Ecrins.
Lors d'une course, avec trois compagnons, nous avons passé une nuit au
refuge des Ecrins avant d'aller vers la Roche Faurio.
En admiration devant ces splendeurs que sont le Glacier Blanc, la Barre des
Ecrins et les vues dont on peut jouir dans toutes les directions lorsqu'on se
trouve là-haut, j'ai été fortement impressionnée
par le recul du glacier depuis mon dernier passage il y a quatre ans.
La sauvegarde de la nature, c'est l' affaire de tout un chacun. Nous pouvons
faire le choix du respect ou celui du "consommateur après moi les
mouches". Même les plus grands fleuves sont nés de quelques
gouttes d'eau.
Et j'arrive à l'objet de la présente.
A côté du refuge des Ecrins (comme à côté de
beaucoup de refuges) : un incinérateur de déchets et des sacs
d'anthracite. Mon sang se gèle.
Au petit déjeuner, dans l'ambiance tellement spéciale qui précède
les courses : café dans un bol en plastique, couverts en plastique, aliments
emballés en portion individuelles...
50 à 80 personnes, 90 les beaux jours d'été,.... imaginez
les monceaux de poubelles! Mais, pas de problème, il y a l'anthracite,
l'incinérateur...
Nous sommes en plein cœur du Parc National des Ecrins, lieu où tout
devrait être fait en parfaite harmonie avec la nature….
Et pourtant les solutions existent qui ne sont pas compliquées : du torchon
que chacun prend pour aider à la vaisselle, aux quelques centimes de
plus par nuit pour embaucher un étudiant, en passant par l'annonce aux
personnes qui réservent d'amener leur gamelle et leur Opinel pour les
repas et le partage des sacs poubelles pour ceux qui redescendent dans la vallée
(où les incinérateurs doivent correspondre à des normes).
J'espère que cette attitude de consommateur/pollueur sera bannie à
tout jamais du refuge des Ecrins, de tous ceux tenus par le CAF et de tous les
autres refuges, qu'ils soient privés ou non et où qu'ils soient.
Recevez la profonde indignation d'une petite Bruxelloise amoureuse du parc des
Ecrins,
Monique André-Goovaerts