
Pour les organisateurs, c'étaient la 18ème édition et 310 participants.
Pour les neuf-dix membres de la section du CAB Brabant qui s'étaient réunis
à cette occasion, en famille et entre amis, c'était la xème, la yème ou la
toute première fois.
Mais de quoi s'agissait-il ?
Du Karrim'hoc ! Randonnée d'orientation étalée sur deux jours et remarquablement organisée par le Cercle d'Orientation du Hainaut (HOC). Evidemment, HOC ne peut garantir le plein soleil au début du mois de février mais, finalement, la grêle, la pluie et la boue ont aussi contribué, d'une certaine manière, à l'ambiance d'un super week-end. Le Karrim'hoc, c'est un lieu de départ tenu secret jusque quelques jours avant la date prévue et une place pour la nuit, avec petit déjeuner, assurée dans un bungalow en village de vacances. Entre ces deux pôles, des balises de contrôle sont accrochées en des lieux aussi remarquables que "confluence de ruisseaux", "réentrant"…. Chaque équipe essaye donc de trouver le meilleur trajet à l'aide d'une carte à grande échelle (fournie) et d'une boussole (non fournie), en empruntant les sentiers et chemins forestiers. Nous avions choisi le petit parcours, 12 km à vol d'oiseau. Au contraire de l'épreuve de course, il ne s'agit pas d'une compétition et le temps n'est pas vraiment un facteur limitant - les balises restent en place assez longtemps et cette année il ne fallait pas attraper une navette-bus pour rejoindre le lieu de logement. Ainsi, c'est sans stress que les membres expérimentés de notre équipe ont pu transmettre aux plus novices tout le plaisir et les bases de la marche d'orientation. Le départ était organisé en France à Revin, au bord de la Meuse. De là, l'encaissement de cette vallée dans le plateau ardennais ne faisait plus de doute pour personne : un versant boisé de 240 m de hauteur nous faisait face, impossible à éviter. Une fois cet obstacle franchi, nous avons ensuite cheminé à travers la forêt domaniale du Francbois-Bryas jusqu'à la frontière. Celle-ci est matérialisée par le ruisseau des Layes ou le Ri d'Alyse, qui étaient gonflés par les pluies des derniers jours et que nous avons franchis à l'aller et au retour, à pieds plus ou moins secs selon les cas. C'est dans la clairière du village d'Oignies-en-Thiérarche que nous avons pu déposer nos sacs à dos le premier soir, pour un repos bien mérité et une soirée de détente. Parmi les curiosités rencontrées au détour des sentiers, citons le "centre géographique de l'Europe" et surtout les traces des anciennes exploitations d'ardoise dont les nombreuses excavations sont encore bien visibles et pour lesquelles un parcours didactique est aménagé du côté français.
L'équipe : Kevin, Florence, Annick, Véronique, Babeth, Claire, Michel, Philippe, Lambert et Philippe.








