TIBET 2005 Mai-Juin 2005 - Gurla Mandata - 7760m


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- LE PROGRAMME -


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PREMIERE BELGE AU GURLA MANDATA

«Finalement, chaque sommet ne représente rien de plus que ce que vous êtes prêts à risquer pour assouvir votre passion et vivre vos rêves.» Stacy Allison

LA PHILOSOPHIE DU PROJET
Septembre 99…un article dans Vertical :" Tibet, première française au Gurla Mandata "...une montagne mystérieuse, un sommet isolé, peu connu, demandant un engagement important. Le Naimo Nanyi (son nom tibétain) n’a été gravi vraisemblablement qu’une dizaine de fois, jamais par une équipe belge. Premières discussions après la grimpe en salle, un projet qui trotte en tête et, après un lent mûrissement, aboutira par l’obstination des premiers intéressés.
C’est l’occasion pour la section du Brabant de chapeauter à nouveau une expédition d’envergure. Début 2004, après décision du conseil d’administration, une cellule expédition est constituée et le projet est lancé : recherche de renseignements, premiers contacts avec des agences népalaises pour établir un budget et constitution de l’équipe. Début septembre, 13 personnes sont pressenties pour en faire partie. Fin novembre : il faut s’engager et payer les billets d’avion; le groupe de participants se réduit à quatre personnes. Après réflexion et hésitation, la "bande des quatre", pionniers du projet, décide finalement de tenter l’aventure.
Le Gurla Mandata culmine à 7760 mètres. Face au mont Kaïlash, il est situé au bout du plateau désertique du Tibet, à la frontière de l’Inde et du Népal, dans le royaume difficilement accessible de Gugé. Un « quasi 8000 » attire peu les amateurs de record, et avec un peu de chance, son accès peu aisé nous garantit d’être seuls à tenter l’aventure. Nous avons donc opté pour une expédition autonome, légère et limitée à l’objectif. La montagne n’est pourvue d’aucun équipement ni moyen de secours. Les camps d’altitude et les passages techniques seront entièrement installés et équipés par les membres de l’expédition. Projet audacieux, mais techniquement réalisable pour un petit groupe motivé.

UNE REGION SACREE
Le Mont Kaïlash (6 900 m), montagne sacrée, interdite aux alpinistes, est un haut lieu de pèlerinage. Les Tibétains effectuent à pied les 56 km autour de la montagne avec des offrandes. La procession (Kora), dont les étapes sont cinq monastères, se fait en priant et passe par le Drolma, un col à 5400 mètres d’altitude. Pour avoir un excellent « karma », les Tibétains doivent effectuer ce pèlerinage 13 fois. Les hindous et les bouddhistes font eux aussi un pèlerinage autour du Kaïlash, qui est pour eux l'incarnation de Shiva, dieu créateur. Deux lacs très importants séparent le mont Kaïlash du Gurla Mandata : le Manasarovar et le Rakjas Tal, dans lesquels prennent leur source les principaux fleuves d'Asie Centrale : l'Indus, le Gange et le Brahmapoutre. Sur les berges du lac Manasarovar ont été dispersées en partie les cendres de Gandhi. Toute la région est sacrée. Le Naimo Nanyi est donc au cœur du plus haut lieu spirituel : « la demeure des Dieux ».

LES DEUX SOMMETS DE PASANG - HISTORIQUE
Dès notre arrivée à Katmandu nous rencontrons à l’agence « Mandala Trekking » notre équipe Népalaise : Pasang et Palde, sirdar et sherpa d’altitude, Chandra, le cuisinier qui est une vieille connaissance, et Dale, son aide. Pasang est un étrange personnage, un peu rondouillard; il n’a pas tout à fait le profil que l’on se fait d’un sirdar. Son anglais est « sobre », et nous avons du mal à le comprendre. Heureusement, le reste de l’équipe parle assez bien le français et lui servira souvent d’interprète. Quand nous lui montrons l’article de VERTICAL, avec les photos de la première française de 1999, ses yeux pétillent et il s’exclame « It’s me !! ». Ainsi, c'était donc lui le fameux sirdar de l’expédition de Jean Michel Asselin. Il a juste quelques années et une paire de lunettes en plus. A la vue de la photo du sommet, il sourit et nous demande si nous voulons faire le grand ou le petit sommet. Question bizarre : nous voulons faire le sommet, un point c’est tout… Ensuite, il nous fait rajouter 200 mètres de cordes fixes aux 300 mètres que nous avions prévu pour équiper le glacier et les couloirs de neige. Au cours du voyage, il nous reposera la même question à plusieurs reprises. Sans explication, nous ne savons que répondre. Il faudra attendre le retour victorieux et la fin du voyage pour comprendre le mystère des deux sommets de Pasang.

On trouve peu de littérature sur l’historique des ascensions au Gurla Mandata..
- 1905 : première tentative réalisée par des alpinistes suisses qui atteignent l’altitude de 7250 mètrres mais sont stoppés par une avalanche.
- 1936 : deuxième tentative qui ne dépasse pas l’altitude des Suisses. Elle est menée par l’autrichien Herbert Tichy, qui vient de réussir la première ascension du Cho Oyu (8025m).
-En 1950, la fermeture des frontières du Tibet marque l’arrêt des expéditions dans cette région. Il faut attendre 1986 et l’ouverture progressive des frontières chinoises pour voir une importante expédition sino-japonaise réussir la première ascension du sommet neigeux situé à l’ouest de la grande crête sommitale. Lors de cette première, les Chinois balisent le glacier au moyen de petits drapeaux rouges, pour marquer les nombreuses crevasses.
- Les 6 ou 7 répétitions qui suivent sont réalisées en suivant le balisage des chinois (sommet Ouest).
- En 2002, lors d’une expédition allemande, Pasang ouvre un itinéraire traversant tout le plateau sommital pour aboutir à l’extrême est de l'arête rocheuse principale : c’est le « grand sommet Est ». Il y aurait, vraisemblablement, peu de dénivelé entre les deux sommets, mais l’ascension depuis le dernier camp d’altitude, pour le sommet Est, est plus longue et se termine par une pente neigeuse de 300 mètres.
- En 2004, répétition du sommet Est par une autre expédition allemande, avec le même sirdar.

ITINERAIRE
- De Katmandu, 130 km de route conduisent à la frontière tibétaine. 3 à 4 jours sont nécessaires pour parcourir environ 800 km de pistes qui traversent vers l’ouest le plateau du Tibet jusqu’au Base Camp Parking (4660 m) situé entre les lacs Manarasovar (4550 m) et Rakjas Tal (4470 m).
- Du BCP, après avoir franchi un col bien visible, remonter une vallée encadrée de deux énormes moraines jusqu’au pied du glacier CHAMLUNG MLUNGBA, où l’on installe l’Advanced Base Camp (5600 m). Le matériel est acheminé à dos de yack, depuis le BCP.
- De l’ABC, remonter la moraine de droite (pierrier difficile et instable), pour éviter la zone de pénitents pyramidaux et prendre pied sur le glacier (5800 m). Remonter le glacier par la rampe de neige qui s’incurve sur la gauche, jusqu'à un premier plateau (6060 m). Franchir une zone raide (40 à 45°, 180 mètres de cordes fixes) pour arriver sur le plateau supérieur. Le camp 1 (6300 m) s’installe au niveau du col entre la fin de la crête morainique et le début du glacier dominant l’impressionnante face Nord.
- Du camp1, remonter le glacier supérieur (nombreuses balises …crevasses) en direction d’une selle au centre d’une zone de séracs (corde fixe 60 mètres). Le Camp 2 (6900 m) est fixé dans une légère pente (plate-forme à aménager), au pied d’un premier couloir menant au plateau sommital.
- Du camp 2, emprunter le couloir qui conduit à un plateau intermédiaire. Deux couloirs sont possibles : choisir celui de gauche (le couloir de droite avec le balisage mène au sommet Ouest). On aboutit à une longue selle, entre une pointe secondaire sur la gauche (sommet de la face Nord), et la crête sommitale à droite. Peu avant la fin de la selle, obliquer à droite pour remonter la pente vers l'arête rocheuse principale, au droit d’un petit couloir de neige (corde fixe 260 mètres). Après avoir pris pied sur l’arête, il suffit de marcher quelques mètres vers la gauche pour arriver au sommet Est (7760 m).

ORGANISATION ET MATERIEL
- Sont nécessaires : le permis d’ascension et un officier de liaison, un visa de groupe pour le Tibet, le transport en jeep 4X4 jusqu’au BCP, un téléphone satellite, des yacks pour le transport du matériel et de la nourriture jusqu’à l’ABC, et une équipe de cuisine ainsi que un à deux sherpas. Nous avons choisi l’agence Mandala Trekking de Katmandu avec qui nous étions déjà partis à plusieurs reprises et dont nous connaissions le sérieux et le professionnalisme.
- Le matériel personnel spécifique de haute altitude est un autre point délicat : sac de couchage –30°, pantalon et veste duvet, gants et souliers de haute altitude coûtent très cher. La location n’existe pas ou peu. Nous avons eu la grande chance d’avoir en prêt une bonne partie de ce matériel, par l’intermédiaire de Karl Autrique et Bernard de Launoit.
- Le matériel collectif spécifique à l’ascension (250 kilos) est parti en fret aérien : 6 tentes d’altitude ainsi que la tente dôme (CAB) de l’ABC, 4 réchauds au gaz butane-propane, 3 cordes de 50 mètres, 10 broches à glace, 2 radios et 2 GPS, une trousse d’outils de réparation, le matériel de cuisine et la nourriture des camps d’altitude pour 10 jours (lyophilisés etc…). Les bonbonnes de gaz, les cordes fixes et les pieux à neige ont été achetés à Katmandu. Nous avions droit chacun à 30 kilos pour le voyage en avion.
- Le total du matériel à transporter était d’environ 700 kilos. Pour l'acheminement du BCP à l'ABC, 18 yacks portant donc chacun des charges symétriques de 2 x 20kg furent nécessaires (12 au retour).

ROAD BOOK
4 juin : BCP – ABC(5600 m). La répartition de nos 700 kilos de matériel sur les yacks n’est pas mince affaire et demande quelques tractations. En route pour une longue journée à travers une vallée morainique jusqu’au pied de l’imposant glacier qui descend du Naimo Nanyi. Arrivée dans le vent, la brume et la neige et montage de l’ABC. La tente dôme et ses 25 m² est un espace très utile pour les breafings, les repas, le stockage du matériel d’altitude…
5 juin : Cérémonie de la Puja sous la neige : le sirdar prie pour la bonne marche de l’expédition, au pied des drapeaux à prières mis en place par notre équipe népalaise.
6 juin : Premier contact avec la montagne. Portage au camp 1 (6300 m) et équipement des cordes fixes (Pasang et Palde). Portage au dépôt 6060 m pour Yves, Lambert, Guy et Edouard. Ce dernier peine à récupérer et décide dorénavant de s’occuper de l'organisation du camp de base. Chandra est malade, il reçoit du Diamox.
7 juin : Portage au camp 1(Pasang et Palde). A 17h au camp de base, une rafale extrêmement violente soulève et emporte la tente mess à plus de 400 mètres. Le matériel est éparpillé dans un rayon de 100 mètres autour du camp. Tous s’affairent à la récupération des objets éparpillés et à la réparation de la tente dôme. En fin de journée, celle-ci est remontée et haubanée avec 13 cordes ! Belle journée de repos !
8 juin : Beau temps, portage au camp 1 pour Guy et Yves; Lambert s’arrête au dépôt 6060 m.
9 juin : Repos, grand soleil.
10 juin : Montée au camp 1 et bivouac (Yves, Guy, Lambert et Pasang). Palde malade, est remplacé par Dale, l’aide cuisinier, qui fait un portage aller-retour.
11 juin : Les 4 hommes équipent le glacier vers le camp 2. Arrêt à 6500 mètres et dépôt de matériel. Ensuite, retour à l'ABC.
12 juin : Repos, beau temps. Le vent nous force à renforcer les assises de la tente dôme. Préparation du matériel pour la première tentative vers le sommet.
13 juin : Pasang et Palde font un portage au camp 2, tandis que Lambert, Guy et Yves montent bivouaquer au camp1. A 6000 mètres, Lambert décide de redescendre à l'ABC. En fin de journée, les sherpas redescendent au camp 1.
14 juin : Trop de vent, les candidats au sommet restent bloqués au camp 1.
15 juin : Palde malade, redescend au camp de base. Guy, Yves et Pasang montent au camp 2 et installent les tentes pour y passer la nuit. Lambert monte au camp 1 pour récupérer du matériel à ramener au camp de base.
16 juin : Trop de vent : le trio est bloqué au camp 2 (6900 m).
17 juin : LE SOMMET. A 6 heures, départ dans le froid du petit matin pour remonter le glacier en direction de la crête sommitale. Après avoir équipé de cordes fixes les 250 mètres de la pente finale, Pasang, Yves et Guy arrivent vers 17h au grand sommet Est du Gurla Mandata. Des nuages empêchent de voir les alentours, dommage, mais il est déjà tard et Pasang décide très vite la retraite. Celle-ci est ralentie par un « white out », où le trio perd la trace. Les nuages s’entrouvrent et Pasang fait demi-tour : la trace est retrouvée et la descente se fait au clair de lune. Ce n’est que vers minuit trente que le camp 2 est retrouvé, soit près de 19 heures après l’avoir quitté. Troisième nuit au camp 2.
18 juin : Démontage du camp 2 et descente au camp 1. Palde et Dale, venus en renfort déséquiper le camp 1, accueillent une première fois les vainqueurs. Bientôt, toute l’équipe, cuisinier compris, se retrouve dans le pierrier. Embrassades et congratulations; on peut enfin goûter tous ensemble au plaisir de la victoire. En fin d’après-midi, le matériel et les hommes sont à l'ABC. Nous fêtons la réussite comme il se doit : Guy sort de ses réserves cachées une bouteille de derrière les fagots !!
19 juin : Préparation des charges pour les yacks, qui arrivent avec leur yackmen vers 14h00. Nos tentatives pour communiquer avec la Belgique par téléphone restent infructueuses.
20 juin : A l’aube, démontage de l’ABC et descente dans la vallée, où nous attend l’officier de liaison avec le camion et les jeeps. Soulagement : enfin nous contactons nos proches par téléphone satellite pour annoncer la bonne nouvelle. Camping au lac Manasarovar.

BUDGET
Transport BXL-Katmandu-BXL (voiture et avion) et visas : 3.256,83 €
Permis d’ascension, visas et transport Tibet, yacks : 12.457,76 €
Agence Mandala Trekking : 11.103,62 €
Nourriture d’altitude et pharmacie : 454,64 €
Fret aérien (250 kilos aller, 207 kilos retour) : 1.306,75 €
Pourboires et primes : 611,05 €
Repas et boissons à Katmandu, divers : 338,10 €
TOTAL DU BUDGET 29.528,75 €

REMERCIEMENTS
A nos épouses et compagnes qui nous ont supportés avant, pendant et, nous l'espérons, après.
A la section du Brabant.
Au Club Alpin Belge
A la Fédération des Centres Routiers Spéléo et Alpin.
Au docteur Robert Naeije, pour ses précieux conseils sur le traitement du mal des montagnes (MAM).
Au magasin STARPOLE, pour son soutien logistique
Au magasin FOTOBOX, pour le développement de matériel photographique.
A Michel Lévêque, ainsi que Karl Autrique et Bernard de Launoit pour le prêt à titre gracieux de matériel d’altitude.
A Monique Borlée pour ses conseils et sa recherche de billets d’avion à prix avantageux.

REFERENCES
Agence Mandala Trekking : G.P.O. BOX 4573 Lazimpat KTM Népal mandala@mos.com.np
VERTICAL n°122 de Septembre/octobre 1999 : « Tibet, première française au Gurla Mandata 7760m ».
Voyager le cœur tranquille : Dr R. Naeije, professeur de physiopathologie et de pathologie du sport.

METEO
La région du Gurla Mandata ne subit pas les perturbations de la mousson. La bonne période «météo» se situe entre avril et août. Cependant, de fortes chutes de neige et des vents très violents peuvent rendre redoutables les conditions climatiques. Avril et mai sont les mois les plus froids; juin est plus clément, avec quelques risques d’orage; juillet et août sont plus chauds mais les orages sont plus fréquents.
La première semaine, pendant les portages, l’installation des camps et l’équipement de la montagne, la météo a été plutôt médiocre et instable : temps gris, neige, vent parfois extrêmement violent, alternant avec des périodes ensoleillées.
La deuxième semaine, lors de la tentative vers le sommet, la météo était stable : grand bleu, mais avec beaucoup de vent et blizzard en altitude, empêchant certains jours toute progression.

PHARMACIE EN ALTITUDE
L’acclimatation à l’altitude est bien sûr un élément primordial pour la réussite d'une expédition.
A la frontière entre le Tibet et le Népal, la brusque montée entre Zanghmu et le plateau du Tibet nous fait passer en une heure de 2185 à 4900 mètres d’altitude. Le choc est assez violent et les trois jours de voyage pour arriver au lac Manasarovar seront bien nécessaires à chacun pour retrouver la forme. Diamox, antidouleurs, Imodium et Ercéfuryl circulent activement au sein du groupe. A partir de l’ABC, nous sommes plus ou moins bien acclimatés. Le Diamox est utilisé préventivement avant les montées aux camps d’altitude.
La seule possibilité de secours était de rejoindre, par nos propres moyens, la frontière népalaise, à partir de laquelle l’agence pouvait envoyer un hélicoptère. Nous avions donc avec nous une pharmacie importante ainsi qu’un caisson hyperbare.

ASSURANCE
Pour cette expédition nous avons complété notre assurance du CAB par celle du Vieux Campeur avec l’option altitude/distance (plus de 4000 m et plus de 2500 km de la France), qui outre la responsabilité civile, couvre notamment les frais médicaux (1500€), les frais de rapatriement (sans limite) et les frais de recherches à concurrence de 11400€.

ECOLOGIE
Vu le peu de fréquentation, le Gurla Mandata est encore une montagne « propre ». Les environs de l’ABC et des camps d’altitude étaient propres avant et après notre départ. Seul un ancien emplacement de camp, sous les cordes fixes du camps 1 était pollué par des restes d'emballages et de conserves. Toutes nos piles usagées ont été ramenées en Belgique et déposés dans un container de recyclage. Les poubelles non biodégradables ont été descendues dans la vallée et ramenées au Népal. C’est à cet endroit de la chaîne qu’il y a un problème : que deviennent les déchets là-bas?

L’EQUIPE
Debout de gauche à droite : Edouard Deramée, Lambert Martin, Dal Magar, Tsering Tashi (l’officier de liaison chinois), Guy Carbonnelle, Yves Raymaekers et Paldé Tamang. Assis : Pasang Sherpa et Chandra Magar.